Deux militaires camerounais tués dans une nouvelle attaque de Boko Haram. Des victimes aussi dans le camp des insurgés

Finie la trêve ? Après plusieurs mois d’accalmie, la guerre que le Cameroun mène contre la secte islamiste d’origine nigériane Boko Haram, semble avoir repris de plus belle au front, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, précisément dans des localités frontalières au Nigéria.

Samedi 09 mai 2015, une attaque des insurgés en terre camerounaise s’est achevée par un bilan de quatre personnes tuées et une captive. «Deux militaires camerounais ont trouvé la mort hier au cours des affrontements contre Boko Haram à Zelevet (Mayo-Tsanaga). Deux membres de Boko Haram ont été tués et une femme enceinte, membre de la secte, capturée » renseigne avec forts détails, notre confrère Guiba Gatama.

Cette autre attaque survient 48 heures seulement après celle qui avait fait six morts parmi les populations civiles à Tchébé-Tchébé, un village de l’arrondissement de Mayo-Moskota, dans la région de l’Extrême-nord du Cameroun.

Ces incursions régulières des insurgés en terre camerounaise, surviennent au lendemain de la 12e Conférence des Chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale tenue à Libreville au Gabon le 06 mai 2015. Au cours de ces assises, les participants, échangeant sur la question sécuritaire en Afrique Centrale, ont exprimé leur profonde préoccupation quant à l’ampleur et au caractère récurrent des attaques de la Secte BokoHaram ainsi qu’aux incursions d’autres éléments armés sur les frontières et dans les Etats de l’Afrique Centrale. Ils ont décidé de soutenir les Etats de la ligne de front, le Cameroun et le Tchad, en souscrivant aux engagements financiers des Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale lors du dernier Sommet de Yaoundé.

Sauf que ces promesses comme tant d’autres, tardent à prendre corps sur le terrain. Ça fait un an que le Cameroun est officiellement entré en guerre contre Boko Haram.