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Deux gardiens de prison écroués à Bertoua pour complicité d’évasion d’un détenu (Est)

Deux gardiens de prison écroués à Bertoua pour complicité d’évasion d’un détenu (Est)

Les mis en cause conduisaient le détenu jugé «très dangereux» chez le Commissaire du Gouvernement du Tribunal Militaire.

En date du 3 novembre 2016, le gardien principal des prisons appelé Vichia et le gardien major Ze ont été écroués à la prison centrale de Bertoua, dans la Région de l’Est. Tous deux étaient en service dans le pénitencier. Il faut dire que leur détention fait suite à un ordre de garde à vue militaire. Celui-ci a été signé par le Commissaire du Gouvernement du Tribunal Militaire. Des sources dignes de foi indiquent que ces derniers sont soupçonnés de complicité d’évasion d’un détenu qualifié de «très dangereux». L’action se serait produite lors d’une escorte chez le Commissaire du Gouvernement.

Le quotidien Mutations édition du 9 novembre 2016 qui relaie cette information rapporte que «tout a commencé le matin du 30 septembre 2016. Les deux gardiens de prison accompagnaient environ 30 détenus dans les tribunaux d’instance de Bertoua. Au niveau du parquet, le chef d’escorte, le gardien principal Vichia a ordonné à son subalterne, le gardien major Ze d’escorter deux prévenus au cabinet du juge d’instruction du Tribunal militaire situé au quartier dit Camp SIC. Arrivé sur les lieux, le Commissaire du Gouvernement a reçu et libéré les prévenus vers 11heures. Curieusement vers 16 heures, l’élément d’escorte revient à la prison en compagnie seulement de l’un des prévenus, le militaire Djoukassoué annonce la triste nouvelle de «l’évasion du prévenu Ousmanou Bakana».

Lui demandant où était-il depuis 11 heures, heure à laquelle le Commissaire du Gouvernement les a libérés, le mis en cause a répondu «qu’après leur libération il a pris l’initiative d’emprunter une «moto-taxi» pour transporter les deux prévenus et lui-même à la prison». Il ajoute que le prévenu en fuite est monté le premier sur la moto. Et au moment où le deuxième voulait monter, la moto a pris la poudre d’escampette. Cette explication n’a nullement convaincu sa hiérarchie.

En guise de rappel, ce détenu aujourd’hui dans la nature a été interpellé au mois d’avril 2016 et incarcéré à la prison centrale de Bertoua pour «assassinat, détention d’armes, munitions de guerre et autres».

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