Déstabilisation du Cameroun : Bolloré, Saly Mohamadou, Hamadou Sali, Marafa et la rébellion armée

Déstabilisation du Cameroun : Bolloré, Saly Mohamadou, Hamadou Sali, Marafa et la rébellion armée

L’industriel français accusé d’entretenir une rébellion armée avec la complicité de certains de ses supposés affidés.

Au Cameroun, les oiseaux de mauvais augure ne sont pas avares en imaginations. Pour opposer de hautes personnalités qui bénéficient de la confiance du chef de l’État, des manipulateurs tapis dans l’ombre trouvent toujours le moyen de nuire. Pour preuve, un hebdomadaire de la place vient d’afficher à sa Une : « Voici comment Bolloré, Marafa, Amadou Sali et le général Saly Mohamadou arment la rébellion ». Son auteur présente l’ancien ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Minatd), Marafa Hamidou Yaya, du fond de son cachot, comme celui qui «arme les insurgés à travers les membres de ses réseaux longtemps établis au Port autonome de Douala et dans l’état-major de l’armée camerounaise».

Pour des observateurs avisés, tout ce manège ne peut être qu’une manipulation, mieux, une délation ourdie par certains ennemis de la République, inquiets de voir aboutir les grands chantiers amorcés par le chef de l’État, Paul Biya. Persuadés de ce que le président de la République a misé sur des partenaires stratégiques, du genre Vincent Bolloré, pour mener à bien son imposant chantier des «grandes réalisations», ces ennemis du Cameroun, qui n’ont manifestement aucun argument technique ou politique à lui opposer, ont choisi tout simplement de verser dans le dénigrement tous azimuts. Il est également question aujourd’hui de présenter certains Camerounais, dont l’efficacité et l’ardeur au travail ne sont pas démenties, comme des opposants de l’intérieur, ceux-là qui veulent renverser le régime, en alimentant une rébellion armée.

Pour tenter de discréditer Vincent Bolloré, on le présente comme «l’espion de la France», celui qui est derrière Marafa Hamidou Yaya. Ce serait lui, avancent nos francs-tireurs, qui aurait mis en route le plan machiavélique ourdi par la France «pour placer à tout prix et à tous les prix l’ancien ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, à la tête du Cameroun». Et pourtant, « c’est bel et bien le chef de l’État qui avait mis en contact Vincent Bolloré et Marafa Hamidou Yaya. A cause d’un contretemps, Paul Biya avait donné des instructions à l’ancien Sg/Pr de le recevoir à sa place, au palais de l’unité. C’est de cette manière que les 2 hommes firent connaissance. Dire aujourd’hui que l’homme d’affaires français roule pour l’ancien Minatd, c’est mal connaître les bonnes relations entre Paul Biya et ce milliardaire  français», rétorque une source bien introduite dans le sérail.

Inventions croque-morts politiques

Comment donc, dans une telle posture, Vincent Bolloré pouvait-il prendre fait et cause pour déstabiliser le Cameroun ? Bien au contraire, pense-t-on, l’homme d’affaires français que le président camerounais recevra plus d’une fois non seulement au Cameroun, mais également en France, décidera d’accentuer son investissement au pays de Paul Biya. Entre 2012 et 2013, le groupe Bolloré va allouer une enveloppe de 50 milliards Fcfa dans plusieurs projets de développement, dont le train rapide entre Yaoundé et Douala et les énergies renouvelables.

En plus de ses développements dans la logistique et les transports, le groupe voudrait bien lancer, à ses frais bien sûr, «un projet au Cameroun avec une ferme photovoltaïque, des batteries et puis des maisons qui seraient ainsi alimentées sans avoir besoin d’énergie fossile». Et pour répondre à tous ceux qui le soupçonnaient déjà de vouloir déstabiliser le Cameroun, un pays qu’il «aime particulièrement» pour sa stabilité politique, la compétence et la qualité exceptionnelle de ses ressources humaines, le groupe Bolloré a même décidé d’y renforcer sa présence. Ainsi, de près de 7 000 employés, le groupe Vincent Bolloré va passer à 10 000 personnes dans les cinq prochaines années par le biais de ses activités nouvelles. On comprend donc amplement le mécontentement, doublé d’une hargne de ces croque-morts politiques à opposer par tous les moyens le multimilliardaire français au chef de l’État camerounais.

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Il en est de même pour le député de Bogo, Hamadou Sali, dont la démonstration de force et le dynamisme irritent plus d’un ennemi. Sa proximité régionale d’avec Marafa Hamidou Yaya et ses liens d’affaires avec le groupe Bolloré (Pca de la Camrail et de la Dit) ont fait dire à ses détracteurs qu’il ferait partie de ceux qui alimentent «le front à travers le chemin de fer où les contrôles sont presque tatillons». Et pourtant, le président de la section Rdpc Diamaré-Est n’a jamais hésité à soutenir les idéaux chers au chef de l’État. Sur le plan politique, des observateurs avisés se souviennent que, lors des évènements engageant le parti de Paul Biya, il a à chaque fois réussi l’exploit de mobiliser des milliers de militants, scandant à cor et à cri le nom de Paul Biya, président national du parti au pouvoir.

Comment dans ces conditions, peut-on démontrer qu’il fait partie de ceux qui veulent mettre le Cameroun à feu et à sang, lui qui n’aura connu qu’un seul régime, celui de Biya dont il est par ailleurs un admirateur, un fidele, un loyal ? Pour celui qui a décidé de se tenir à l’écart des projecteurs, cette information alarmante lancée comme un train, ne vise autre chose qu’à vouloir distraire l’opinion. « Pourquoi une haine si mortelle pour un homme discret qui a toujours servi son pays. Pourquoi d’aucuns sont si pressés de voir le régime se renverser, au point de prendre leurs fantasmes pour la réalité ?», se demande un militant Rdpc. Pour lui, le but recherché par les ennemis du député est de pousser Paul Biya à se payer, sans plus ni moins,  la tête de son camarade de parti.


Idem pour le général Mohamadou Saly, également cité dans le casting des hommes qui veulent renverser le pouvoir en place. Dans leur imagination fertile, ces pervers le présentent comme « l’un des cerveaux du gang, du fait de son poste au sein de l’armée camerounaise. » C’est lui, prétend-on, qui se « chargerait à chaque fois, de convoyer les armes sous bonne escorte pour le front ». Et patati et patata…

En revanche, La Météo a appris que l’ancien stagiaire du collège interarmées de défense (Paris) est resté depuis belle lurette, l’un des fidèles parmi les  fidèles de l’homme du 06 novembre. Pour l’anecdote, d’autres indiscrétions font état de ce que le chef supérieur des armées, Paul Biya, apprécie beaucoup ce brave général, commandant de la 2e région militaire interarmées. C’est lui, Mohamadou Saly, qui alla au devant des manifestants à Bonabéri à Douala, (village natal du général Doualla Massango et dont il est l’un des notables), pour entamer le dialogue avec les manifestants et faire baisser la tension en février 2008.

Ceux qui ont eu des yeux pour voir ont vu un homme de devoir. « S’il y a dans l’armée des hommes sur qui le chef des armées sait pouvoir compter, le général Saly en fait partie. D’ailleurs, en petits comités, il soutient qu’il est le fils de Paul Biya, prêt à mourir pour lui. Ceux qui tissent des inepties sur son compte sont à la fin des cons», reconnaît un homme de troupe. Raison pour laquelle aujourd’hui, dans cette affaire de rébellion armée, ou non, l’on sait dans le sérail qui aime Biya et, qui préfère son pouvoir.

 

 

 

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