Des pistes pour améliorer l’assainissement

Une conférence y relative organisée mercredi dernier à Yaoundé, en présence de l’ambassadeur de l’Union Européenne et du ministre des Travaux publics.

La ville de Yaoundé compte à elle seule 2 483 puits d’eau. Plus d’un millier analysés démontrent que 38% de ces puits sont à usage collectif, 75% des propriétaires les entretiennent et 80% font le lien entre l’eau et les maladies qui peuvent subvenir. Une étude de cas qui témoigne de l’aptitude acquise par les étudiants de l’Ecole nationale des Travaux publics (Enstp) grâce au projet Master II d’ingénieur en sciences environnementales, option gestion intégrée des ressources en eau et assainissement des villes africaines. Une formation mis en place grâce à l’appui de L’Union Européenne (UE). Un réel motif de satisfaction pour l’ambassadeur de l’UE Françoise Collet, l’ambassadeur de l’Italie au Cameroun Samuela Isopie et le ministre des Travaux publics (Mintp), Patrice Amba Salla, hôtes d’une conférence  organisée mercredi à Yaoundé sur le thème: « Gestion des ressources hydriques et assainissement : la contribution  des ressources humaines spécialisée à l’amélioration du secteur ». C’est pour apprécier l’ensemble des résultats jusqu’ici obtenus dans le cadre de cette formation que Françoise Collet a souhaité échanger avec les étudiants, tout en appréciant leurs capacités de recherche.

Pour mémoire, le département d’ingénierie civile, architecturale et environnementale de l’Université de Padoue en Italie et l’Enstp ont instauré une coopération dans les secteurs de la formation et de la recherche en 2010. En 2011, les deux universités et celle de Cà Foscari de Venise en Italie, ont bénéficié d’un cofinancement de 656 millions de F dans le cadre du 10e Fonds Européens de développement (Fed), pour former 300 ingénieurs camerounais en matière de gestion des ressources en eau et des systèmes d’assainissement. A ce jour, ces ingénieurs ont acquis des connaissances dans différents domaines liés à l’aménagement des ressources en eau en zone tropicale et à la maintenance des ouvrages, entre autres. Le programme de formation de master II initié par le consortium italo-camerounais s’achève en 2016. Cependant, l’UE et le Mintp ont promis de veiller à la pérennisation de ce cycle de master à l’Enstp.