Des officiers de l’armée aux arrêts

n détention dans les cellules de la sécurité militaire (Sémil) à Yaoundé, ils sont soupçonnés d’avoir facilité la fuite de l’ex-ministre de l’eau et de l’energie, Basile Atangana Kouna du territoire camerounais.

Un lieutenant et un adjudant-chef sont actuellement gardés à vue dans les cellules de la sécurité militaire (Sémil), le service de renseignement militaire du Cameroun. Ils sont soupçonnés d’avoir aidé l’ex-ministre de l’eau et de l’énergie, Basile Atangana Kouna, à quitter le territoire camerounais malgré l’interdiction de sortie de ce dernier par les autorités. Des sources sécuritaires, on apprend que le lieutenant et l’adjudant-chef dont l’identité ne nous a pas été révélée seraient tous des proches des hauts gradés de l’armée parmi lesquels un général de gendarmerie.

On se souvient qu’à sa sortie du gouvernement le 2 mars dernier, les autorités judiciaires avaient retiré son passeport et avait signifié à ce dernier l’interdiction de sortie du territoire. Seulement, l’ex-ministre Basile Atangana Kouna avait réussi à fuir. Informé, le président Biya très en colère a exigé qu’il soit retrouvé et ramené au Cameroun. En urgence, le secrétaire général de la présidence va réunir les patrons de la police, gendarmerie, défense, renseignements intérieur et extérieur.

Un seul objectif, arrêter et ramener l’ex-membre du gouvernement au bercail. Entre temps, la femme de l’ex-ministre a été arrêtée et interrogée au TCS pour savoir où se trouvait son mari. Dès lors, les informations fuseront de part et d’autres. Elles  le  diront à Campo, au Maroc et même au Canada. C’est finalement au Nigéria que le ministre Atangana Kouna va être appréhendé par l’interpol. Il ressort que ce dernier avait sur lui plusieurs millions de Fcfa et une dizaine de cartes de crédit.

Il a été ramené manu militari au Cameroun menotté comme un vulgaire bandit à bord d’un jet specialement affrété à cet effet. Après un bref passage au TCS, il a été écroué à la prison centrale de Kondengui en compagnie de plusieurs autres personnalités.

Pour l’heure, une enquête a été ouverte pour démasquer toutes les complicités de cette fuite. Une source nous renseigne que plusieurs personnes exerçant dans le domaine sécuritaire (police, armée, gendarmerie et renseignement) sont impliquées dans cette affaire.

Au regard de la tournure que prennent les choses, il est clair que des têtes vont tomber.