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DES MALFRATS À LA GENDARMERIE

DES MALFRATS À LA GENDARMERIE

Composé d’une dizaine de jeunes, le gang était spécialisé dans les braquages à mains armées et dans la production de faux documents administratifs et pièces d’identité.Après plusieurs mois de filature suite aux multiples plaintes, pour des cas de braquage des hommes en tenue, dans les domiciles et les taxis, la recrudescence de faux documents administratifs et pièces d’identification, les éléments du Service central de la coordination de la gendarmerie nationale ont finalement démantelé le réseau en interpellant un gang de treize jeunes âgés entre 25 et 29 ans.

Un coup de filet qui a permis la saisie de plusieurs faux cachets des responsables des juridictions de la République avec dans les rangs, un faux militaire.

La journée du 30 octobre, a été fatale pour Jules Nguedja et Ndioro Angong , deux membres de la bande qui s’apprêtaient à livrer l’un des documents sollicités par un usager venu à la quête d’un certificat de nationalité.

Ils sont tombés dans les filets de la gendarmerie complétant la liste à 13 après ceux cueillis lors des échanges de coups de feu. « C’est un autre Etat qu’on vient de découvrir », lance un gendarme. Le chef de gang lourdement armé et un de ses lieutenants, vont réussir à prendre le large. On signale sa présence du côté de Douala. «

Nous n’avons pas insisté dans la poursuite, compte tenu des armes qu’ils détenaient, ce qui aurait été préjudiciable pour la population. Suite aux renseignements, le chef de gang a été repéré du côté de Douala, les éléments sont sur ses traces, ce n’est plus qu’une question d’heure », promet un officier.

Les munitions utilisées lors de l’opération par les hors- la-loi, correspondent à celles retrouvées dans les différents domiciles et taxis où ceux-ci ont commis leur forfait. Opérant généralement à visage découvert ils ont été reconnus par les différents plaignants.

C’est au niveau du palais de justice, de la Région qu’une partie de ce gang sévissait et offrait des services à certains usagers venus pour la délivrance d’un acte de naissance, certificat de nationalité, attestation de nonfaillite, registre de commerce, signature des documents et bien d’autres. A l’issue de cette prise et après perquisition dans leur quartier général, la descente va permettre de saisir un pistolet automatique de marque glock 9 mm appartenant à une unité de l’armée, des munitions, un arsenal informatique pour la production des documents, une machine à timbre sec, une cargaison d’imprimés de documents administratifs signés et cachetés portant les noms des différents responsables, prêts pour la livraison et même des cartes d’identité.

Pour la seule journée du 30, la cargaison des imprimés était évaluée à plus de deux millions.

L’autre découverte aura été celle des cachets nominatifs des magistrats aussi bien du parquet de Yaoundé, que ceux du ressort de Dschang, Douala, Bafoussam, Mbalmayo, Ebolowa, Kribi, Garoua et bien d’autres auxquels il faut adjoindre ceux des procureurs et greffiers.

Ces malfrats laissaient croire qu’il n’y avait aucun inconvénient par exemple à établir les extraits de casiers judicaires à Yaoundé, même si vous êtes né dans une autre ville, délivraient des certificats médicaux avec incapacité de plus de 70 jours.

Les délinquants sont pour la plupart des repris de justice, ils méditent leur sort dans une cellule du Secrétariat d’Etat à la gendarmerie pour exploitation.

 

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