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DES FEMMES PORTENT ATTEINTE A LA SÉCURITÉ DE L’ÉTAT

DES FEMMES PORTENT ATTEINTE A LA SÉCURITÉ DE L’ÉTAT

Une poitrine bombée, des seins surmontés par le miracle d’un soutien qui parvient à garder vos seins debout même après cinq maternités. Tout cet arsenal recouvert par un demi-haut grillagé qui cache mal une vieille peau noire. Sous la colonne vertébrale, un tatouage qui vous fait froid dans le dos, est posé juste au-dessus de deux fils qui s’échappent d’un quart de jeans et une chaînette qui enlace une cheville noire, laquelle contraste mal avec le visage rouge et les cuisses jaunes. Pour peu, on aurait eu sur ce même être les couleurs du Cameroun.

N’empêche. Bienvenue à Douala, capitale nécrologique du Cameroun ou les mœurs se meurent. Choisie pour son cosmopolitisme plutôt que pour son unicité, Douala représente sur le plan humain, le Cameroun en miniature. C’est la ville ou se retrouvent tous les débrouillards; ceux qui croient qu’il suffit de se lever tôt ou de vendre sa honte au chien pour être riche. Jusque-là tout allait bien pour ces débrouillards qui pour certaines avaient compris que tout les moyens sont bons y compris marcher nu.

En fait depuis que Charles Ndongo et Essindji Mindja vers le début des années 90 s’étaient engagés dans une vaste publicité faisant du Cameroun un pays pauvre afin de lui faire bénéficier des aides des institutions de Bretton Woods, le Cameroun tirait le diable par la queue. Et les Camerounais aussi. Mais épousant la logique du capitalisme que leur proposait le FMI et la banque mondiale, tout le monde s’est lancé dans la débrouillardise.

C’était le début de la libéralisation du travail (chacun peut faire ce qu’il veut pourvu que ça lui rapporte de l’argent et qu’il n’emmerde pas le gouvernement). La loi de la concurrence étant, les femmes ont compris que pour valoir sur le marché de la bourse et des valeurs, elles pouvaient faire de la rue le lieu d’exposition et d’étalage de leurs corps.


et voilà que maintenant l’État va en guerre contre ces publicistes sexuels. Mais comment alors, puisqu’ils s’attaquent aux effets d’un problème sans songer aux causes ou en « fainéant » de ne pas le savoir? C’est une catastrophe nous dit-on. Mais la catastrophe, celle qu’on n’a pas prévue c’est l’opportunisme de nos bérets rouges ou noirs que personne n’ignore. Puisque les gars ont payé pour mériter leur place à l’école, ils doivent récupérer leur investissement.

L’histoire des femmes presque nues sera celle des taxis surchargées, sans-papier ou avec papier. Il suffit de tchoko, d’ailleurs une jeune fille disait l’autre jour à ce sujet: « le nyè qui me prend, je vais dans un couloir avec lui, il tire un coup ». Et les benskineurs, justiciers séculaires du cameroun ont pris le problème à bras le corps. Ils règlent leur compte aux filles soupçonnées de marcher nue.

Enfin, il faut noter que si cette mode attire certains à qui le sexe offre une bouffée d’oxygène après une longue journée sous le soleil caniculaire de ce goulot d’étranglement qui leur sert de pays, c’est surtout pour ressusciter les ardeurs et les élans sadomasochistes de ces gros bonnets dont les femmes sont obligées de cacher la pudeur sous le faux vêtement d’un Madame tel. Et qui n’hésitent pas à s’arrêter, pendant que cette dernière rumine seule sa jalousie devant un film pornographique, sur le chemin pour jouer les Appolon ou les Don juan auprès de ces vendeuses de charmes. Le temps d’un arrêt et les voilà à bord, etc….

 

 

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