Des enseignants réclament leur argent

L’Institut supérieur de management public. Ils se plaignent de n’avoir pas été payés pour leurs prestations dans cette institution.

Que se passe-t-il à l’institut Supérieur de Management public (Ispm) ? Depuis 2012, des enseignants ayant offert leurs prestations pédagogiques se plaignent. Dans une correspondance adressée au directeur général de l’Ismp le 1er août 2014, le philosophe camerounais Lucien Ayissi écrit : « En effet, ayant participé en 2012, dans le cadre d’un Team Teaching constitué de monsieur Bénoît Ndi Zambo, le porteur du cours et du docteur Léon Ngouo, aux enseignements se rapportant à l’éthique, je dois déplorer le fait que je ne sois pas, jusqu’à ce jour, rémunéré pour les cours dispensés. Aussi suis-je dans la nécessité de vous adresser la présente lettre dans l’espoir d’être finalement payé pour le travail que j’ai pu accomplir au sein de l’Ismp ». Il n’est pas le seul dans cette situation.

L’essentiel des personnes concernées sont des vacataires issus des universités d’Etats. Une enseignante de rang magistral à l’université de Yaoundé II a affirmé hier : « L’Ismp est dans une situation déplorable, avant l’arrivée de l’actuel directeur, nous étions payés immédiatement ou un mois plus tard ». Au secrétariat du directeur général de l’Ismp, le mardi 11 août 2011, Mokwe Edward s’est refusé de recevoir le reporter du jour. L’une de ses secrétaires a affirmé : « Le directeur a dit que ce sont des affaires internes. Il n’a rien à dire.Quand ces enseignants viennent s’aligner ici pour demander des cours, ils sont courtois maintenant et après ils vont salir notre institution ».

Face au reporter du jour qui voulait en savoir plus, les collaborateurs du Dg visiblement remontés sont intervenus. « L’ismp a payé tous ses enseignants, y compris ceux de 2014 et il est étonnant qu’à ce jour des enseignants, fussent-ils vacataires se plaignent ». Un autre déclarera sous les menaces de cette secrétaire. « C’est moi qui transmet tous les dossiers financiers. Si vous parlez de 2012, il est possible que ces enseignants aient des problèmes au niveau du contrôleur financier. Soit ils n’ont pas de contrat, soit ils n’ont pas déposé les rapports des cours ».

L’agent comptable de l’Ismp a indiqué que tous les enseignants étaient payés. Les plaignants estiment que ce sont des subterfuges pour ne pas payer. Un enseignant de l’Iric concerné s’étonne de ces propos. « Le contrat était tacite au début et ce durant plusieurs années. On ne nous a jamais proposé un contrat. Pourquoi exige-t-on à présent un contrat ? Je ne suis pas sûr que cet argent existe encore ! Il s’agit de millions de F.Cfa. Nous souhaitons être payés ! Dans les prochains jours, nous écrirons à la Conac, à la primature, etc. ».