Des coups de feu tirés devant une école Française a Douala

L’incident a eu lieu le jour de la visite de François Hollande au Cameroun.

A en croire une source sécuritaire, la venue de François Hollande à Yaoundé le vendredi 03 juillet 2015, a fait planer des menaces d’insécurité sur les installations françaises au Cameroun. Afin de parer à toute éventuelle attaque, les autorités camerounaises avaient fait déployer dès le jeudi 02 juillet, les forces de l’ordre et un arsenal antiémeute devant les installations françaises du pays. C’était le cas par exemple à Douala. Le consulat de France, les écoles françaises Domique Savio sections maternelle, primaire et secondaire dans la capitale économique, avaient été placés sous haute surveillance. Des policiers, certains lourdement armées, avaient pris position devant les principales entrées de ces symboles de la France au Cameroun et dans les carrefours environnants.

Tout allait bien jusqu’à ce que, dans la soirée du vendredi 03 juillet, jour du séjour de François Hollande à Yaoundé, Seme, élève inspecteur de police, commette une imprudence grave devant l’école française section primaire située au quartier Bonapriso à Douala. «Il a fait retentir trois coups de fusil en tirant en l’air. J’ignore la raison de son acte qui a fait paniquer tout le monde, surtout les Français qui se trouvaient à l’intérieur de l’établissement. Interrogé, l’inspecteur Semé a expliqué que c’est à la suite d’une mauvaise manœuvres de son arme que les coups de feu sont partis», explique un responsable de la police à Douala.

Affolés, les Français qui s’y trouvaient ont alerté le Consul qui, à son tour, a saisi Yaoundé et Paris… Finalement, il y a eu plus de peur que de mal. «Mais, cette affaire ne va pas en rester là. Les partons de la police dans la région du Littoral, le délégué régionale de la Sûreté nationale et le Commandant du Groupement mobile d’intervention numéro 2 ont reçu des demandes d’explication. Les têtes risquent tomber», espère notre source.

Après le départ de François Hollande tard dans la nuit de vendredi, les installations françaises à Douala ont retrouvé dès le lendemain, leur visage habituel.