Des arnaqueurs se mêlent aux contrôles de nuit a Yaoundé

Selon le sous-prefet de l’arrondissement de Yaoundé 7, ces inspections visent à securiser les biens et les populations.Autour de 21h45, au quartier «Camp-sonel», dans l’arrondissement de Yaoundé 7, trois individus accompagnés d’un policier entrent dans une buvette du coin pour une inspection des documents officiels ainsi que des toilettes et du niveau de la sonorité musicale.

Une fois au bar, l’un prend la parole, «nous sommes des agents de la sous-préfecture de l’arrondissement de Yaoundé 7. Nous voulons voir vos pièces officielles ainsi que les toilettes». Le propriétaire de la vente des produits brassicoles leur indique un mur et sort un document d’une chemise qu’il leur remet par la même occasion. Apres vérification, l’échange s’engage entre le commerçant et les hommes qui menacent de fermer l’établissement de fortune. Pour cause, la distance qui sépare les toilettes de la buvette est grande. Ce dernier leur fait savoir que, «je ne suis qu’un locataire ici et il ne m’est pas permis de créer de nouvelles toilettes».

Pour ne pas garder les contrôleurs plus longtemps dans son établissement, ce dernier leur glisse quelques billets. Alain Auguste Mbang Ndongo, sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé 7, nous confie que, «ce qui est fait par cette commission est une recommandation du préfet du Mfoundi, Claude Tsila. Pour le cas d’espèce, il existe un bar qui sert de repère aux  brigands que nous essayons de débusquer. Il se pourrait que ces hors la loi viennent y consommer des drogues et autres substances. C’est à la suite de cette consommation que ces derniers se livrent à des actes odieux envers les population». L’administrateur civil principal fait savoir par la suite qu’il va recadrer cette équipe mais que ce qui est fait en ce moment vise à sécuriser les biens et les populations de sa circonscription.

Malfaiteurs

Un cas similaire a été signalé au niveau de l’arrondissement de Yaoundé 2 alors que le sous-prefet dit ne pas avoir initié une opertaion du genre. Les commerçants abusés craignent de dénoncer de façon ouverte les malfaiteurs, car le cas signalé la semaine dernière s’est fait à travers un «call-box» par un plaignant. «Nous prévoyons mettre sur pied une commission de contrôle pour un certain nombre de choses mais les arnaqueurs qui ont copié ce qui se fait ailleurs seront pourchassés. Tout ce que nous demandons aux populations c’est de se rapprocher de nous au lieu de ceder au chantage de ces bandits» affirme Ousmanou Nji Yampen, sous-prefet de l’arrondissement de Yaoundé 2.