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Déclaration du Professeur Franklin Nyamsi, Président du Collectif Diasporique Camerounais sur l’actualité nationale camerounaise

Déclaration du Professeur Franklin Nyamsi, Président du Collectif Diasporique Camerounais sur l’actualité nationale camerounaise

Le Collectif Diasporique Camerounais vient par la présente déclaration faire état de ses observations, analyses et orientations sur trois points de l’actualité nationale camerounaise, à savoir : 1) Le renouvellement de la direction du CODE, survenu le samedi 20 septembre 2014 à Bruxelles. 2) L’état de la guerre contre la secte obscurantiste Boko Haram. 3) L’affaire de l’enlèvement présumé du Professeur Guerandi MbaraGoulongo, ex-capitaine de l’armée camerounaise, réfugié de longue date en Afrique de l’Ouest.

A propos du renouvellement de la direction du CODE

Le Collectif Diasporique Camerounais se réjouit de l’ambiance studieuse et des conclusions sérieuses qui ont sanctionné l’Assemblée Générale de renouvellement de l’organisation sœur du CODE le samedi 20 septembre 2014 à Bruxelles, avec notamment l’élection pour cinq ans des compatriotes Elie Kadji, Marcel Tchangué, Christine Ekessi et Rouffaou Oumarou, à la tête du CODE.

Le Collectif Diasporique Camerounais salue et adhère à l’esprit de collégialité annoncé par les camarades réunis à Bruxelles, qui s’engagent à coopérer avec nous dans la poursuite d’objectifs qui nous sont communs, comme énoncés dans leur communiqué. Seule la convergence des forces d’opposition de la diaspora camerounaise donnera à notre opposition une capacité de mobilisation, une crédibilité et une audience suffisantes au Cameroun comme à l’étranger. Loin de tout activisme stérile qui se réduirait à une agitation médiatique soporifique justifiant de faux statuts de réfugiés politiques  de pseudo-opposants camerounais de l’Etranger, le Collectif Diasporique Camerounais a choisi d’être une diaspora de terrain, par opposition à une diaspora d’errance qui a montré toutes ses limites.

Le Collectif Diasporique Camerounais considère cette alliance avec le CODE, le CPR-CI, le CAMEROUN LIBRE, DEMAIN LE PAYS, dans la même plate-forme d’actions communes, comme l’union minimum nécessaire pour faire avancer concrètement la cause de la démocratisation du pays sur le terrain. Ce n’est pas la course après le Président Biya dans les hôtels d’Europe qui émancipera notre peuple, qui plus est quand cette course est la seule occupation sérieuse de pseudo-leaders – au courage clignotant –  sans raison sociale en Europe et sans le moindre contact charnel avec notre pays natal. Ce ne sont pas non plus les pétitions de principes gauchistes, ânonnées par des groupuscules de Camerounais au jusqu’au-boutisme artificiel qui serviront d’espérance concrète au peuple camerounais. Nous demandons donc à toutes les organisations de l’opposition de rejoindre notre convergence.

A propos de la guerre des Forces Armées Camerounaises contre Boko Haram

Le Collectif Diasporique Camerounais confirme son soutien sans faille à nos vaillants soldats camerounais en lutte contre les pires obscurantistes que l’Afrique contemporaine ait jamais connu depuis les épisodes de l’Esclavage et de la Colonisation. Nous maintenons à cet effet la ligne de démarcation suivante : quand le pays est en péril, nous devons impérativement affronter, autant unis que possibles une barbarie qui nous ensauvagerait encore davantage que le régime autoritaire du Renouveau National. Mais la lutte contre BokoHaram ne sera jamais l’occasion de donner au régime Biya un blanc-seeing, en guise de droit de vie et de mort aveugle sur tous les citoyens camerounais. Par conséquent, seule la démocratisation réelle du Cameroun peut servir d’union sacrée des Camerounais contre toutes les terreurs, d’où qu’elles viennent.

Le Collectif Diasporique Camerounais demande au gouvernement camerounais de permettre aux Camerounais d’accéder, autant que possible, aux informations les plus fiables possibles sur la nature réelle des forces belligérantes qui agissent dans le Nord du pays, comme à l’Est et dans la baie du Biafra, afin de protéger l’opinion nationale du terrible pouvoir de la rumeur qui dessert, comme on le sait, une saine mobilisation des citoyens et des institutions de l’Etat.

Le Collectif Diasporique Camerounais propose au gouvernement camerounais de faire ouvrir dans nos ambassades à l’Etranger, une permanence permettant d’acheminer les soutiens matériels et moraux des Camerounais de la Diaspora aux Forces Armées en opération sur le terrain dans le Nord. Un canal d’acheminement desdits dons et messages devra les sécuriser contre la manie du détournement de biens publics qui gangrène fortement le service public au Cameroun.

A propos de la disparition présumée du Professeur Guerandi Mbara Goulongo, Ex-Capitaine des Forces Armées Camerounaises

Le Collectif Diasporique Camerounais s’indigne du silence assourdissant des autorités camerounaises face à la gravité des accusations portées contre elles par une enquête du journal mensuel JEUNE AFRIQUE. Selon ces accusations, le régime Biya aurait tout simplement assassiné le Professeur Guérandi Mbara,opposant de longue date qui ne cachait pas ses intentions de renverser le régime illégitime du RDPC.

Le Collectif Diasporique Camerounais souhaite cependant agir avec méthode dans cette affaire, en s’efforçant d’abord de retrouver la trace et les témoignages des familiers du Professeur Mbara, dont le silence assourdissant n’est pas moins étonnant devant une disparition supposée avoir dépassée une année. Ensuite, il s’agira de s’enquérir fidèlement auprès des différentes chancelleries étrangères supposées connaître ce qu’il en est du sort de notre compatriote. Enfin, le Collectif Diasporique Camerounais pourra, toute la lumière étant faite formuler ses conclusions éthiques, juridiques et politiques sur cette grave affaire, qui pose plus que jamais le problème de la sécurité physique des opposants civils au Cameroun.

Pour tous les sujets ainsi soulevés, le Collectif Diasporique Camerounaissalue fraternellement et chaleureusement l’ensemble des Forces Politiques Convergentes de l’opposition diasporique camerounaise en cette rentrée 2014 et leur donne rendez-vous lors de son déploiement progressif en cours au cœur des communautés camerounaises de l’Etranger.

« UN POUR TOUS, TOUS POUR UN, POUR UN GRAND CAMEROUN ! »


Pour le Collectif Diasporique Camerounais

Le Président, Professeur Franklin NYAMSI

Paris, ce 22 septembre 2014

 

 

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