Décès d’Alexandre Mvoe Dipita : le collège bilingue Frantz Fanon clame son innocence

Selon la version de l’établissement, Dipita est décédé dans une formation hospitalière. Ce après plusieurs jours d’absence à l’établissement pour cause de maladie.

Alexandre Mvoe Dipita, élève au collège Frantz Fanon, est décédé le samedi 05 octobre 2019. Les circonstances  de sa mort font l’objet d’interprétations diverses.  Notamment des rumeurs selon lesquelles le défunt serait mort après avoir copieusement bastonné par des enseignants. Ce vendredi 11 octobre, collège bilingue Frantz Fanon de Yaoundé réagit aux rumeurs qui l’accusent. « Les informations véhiculées (…) faisant état du décès de l’élève Alexandre Mvoe Dipita des suites de sévices corporels quelconques sont inavérées et sans fondements ». Ainsi a réagi le principal de l’établissement dans un communiqué rendu public.

La version du collège Frantz Fanon

Contrairement à ce qui se dit dans l’opinion publique, «… Dipita est décédé dans une formation hospitalière. Ce après plusieurs jours d’absence à l’établissement pour cause de maladie. »

D’après le principal, l’élève Alexandre Mvoe Dipita est admis en classe de 6è au  collège bilingue Frantz Fanon en 2017. Son dossier médical attestant de sa dépendance à vie aux soins médicaux. Un statut que lui conférait une attention particulière de la part de l’ensemble des enseignants de l’établissement. Argument qui, dit le chef de l’établissement, s’est ajouté l’assiduité du défunt. Doublé de sa volonté forte et permanente à braver son handicap.

Alexandre  Igor Mvoe Dipita  a rendu l’âme à 16h à l’hôpital de la CNPS. Selon le journaliste Joël Nlomngan,  ses bourreaux sont M. Mvondo, surveillant de secteur. Ainsi que Mougouo Siewe Yakop enseignant d’informatique.  Ils auraient copieusement bastonné le défunt qui décède des suites d’un traumatisme.
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Punition fatale

Tout part d’une punition.  Dipita est surpris en flagrant délit de bavardage avec ses camarades. Il est interpellé et roué de coups de fouets en guise d’exemple pour les autres élèves. Le lendemain, l’apprenant bien qu’affaibli décide tout de même de se rendre à l’école. Arrivée avec un léger retard au sein du collège, il est une fois encore interpellé par le même « surveillant ». Celui-ci lui inflige une nouvelle bastonnade avec pour motif retard.  Ce qui est contraire au règlement intérieur de l’établissement.  Seule une marche à genou de l’entrée à la salle de classe punie le retard.