Crise en Centrafrique: l’ONU appelle à la vigilance

De passage à Bangui, le secrétaire adjoint aux missions de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix,  craint un enlisement de la situation.

La République centrafricaine risque  de replonger dans la guerre civile si rien n’est fait dans l’urgence. L’alerte est de Jean-Pierre Lacroix, le secrétaire adjoint de l’ONU aux opérations de maintien de la paix. De passage dans la capitale centrafricaine où il a eu des séances de travail avec les organisations de la société civile, les membres de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) et des officiels centrafricains, il a relevé que le risque d’un nouvel enlisement de la situation est assez élevé. «La situation est dangereuse aujourd’hui. Les gains qui ont été obtenus ces dernières années risquent d’être remis en question. Il faut absolument que nous redoublions d’efforts. J’ai alerté le Conseil de sécurité il y a quelques jours sur cette situation et sur le fait que nous aurions peut-être à revenir devant le Conseil de sécurité en fonction de l’évolution de la situation, y compris en ce qui concerne les capacités de la MINUSCA», a-t-il prévenu.

Le patron des casques bleus fonde ses inquiétudes sur les derniers événements tragiques survenus à Bangassou à 700 km environ au sud-est de Bangui, où trois casques bleus marocains ont trouvé la mort en l’espace de 48 heures. D’après Jean-Pierre Lacroix, les violences à répétition sont de nature à compromettre définitivement le retour à la paix et marquer un point de basculement qu’il convient d’éviter à tout prix.  Aux craintes du chef des opérations de maintien de la paix, s’ajoutent les différents rapports des missions diplomatiques accréditées à Bangui qui font observer que la Centrafrique pourrait retomber dans les violences intercommunautaires et interethniques ayant plongé le pays dans le chaos en 2013. Quelques jours avant lui, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, s’inquiétait déjà d’un possible déraillement du processus de stabilisation du pays.

Pour parer à toute éventualité, Jean-Pierre Lacroix a annoncé un redéploiement rapide de casques bleus à Bangassou devenu une véritable zone de non droit où les groupes d’autodéfenses et autres milices règnent en maîtres absolus. L’émissaire onusien met le cap ce mardi sur Juba, capitale du Soudan du Sud.

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De passage à Bangui, le secrétaire adjoint aux missions de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix,  craint un enlisement de la situation.

La République centrafricaine risque  de replonger dans la guerre civile si rien n’est fait dans l’urgence. L’alerte est de Jean-Pierre Lacroix, le secrétaire adjoint de l’ONU aux opérations de maintien de la paix. De passage dans la capitale centrafricaine où il a eu des séances de travail avec les organisations de la société civile, les membres de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) et des officiels centrafricains, il a relevé que le risque d’un nouvel enlisement de la situation est assez élevé. «La situation est dangereuse aujourd’hui. Les gains qui ont été obtenus ces dernières années risquent d’être remis en question. Il faut absolument que nous redoublions d’efforts. J’ai alerté le Conseil de sécurité il y a quelques jours sur cette situation et sur le fait que nous aurions peut-être à revenir devant le Conseil de sécurité en fonction de l’évolution de la situation, y compris en ce qui concerne les capacités de la MINUSCA», a-t-il prévenu.

Le patron des casques bleus fonde ses inquiétudes sur les derniers événements tragiques survenus à Bangassou à 700 km environ au sud-est de Bangui, où trois casques bleus marocains ont trouvé la mort en l’espace de 48 heures. D’après Jean-Pierre Lacroix, les violences à répétition sont de nature à compromettre définitivement le retour à la paix et marquer un point de basculement qu’il convient d’éviter à tout prix.  Aux craintes du chef des opérations de maintien de la paix, s’ajoutent les différents rapports des missions diplomatiques accréditées à Bangui qui font observer que la Centrafrique pourrait retomber dans les violences intercommunautaires et interethniques ayant plongé le pays dans le chaos en 2013. Quelques jours avant lui, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, s’inquiétait déjà d’un possible déraillement du processus de stabilisation du pays.

Pour parer à toute éventualité, Jean-Pierre Lacroix a annoncé un redéploiement rapide de casques bleus à Bangassou devenu une véritable zone de non droit où les groupes d’autodéfenses et autres milices règnent en maîtres absolus. L’émissaire onusien met le cap ce mardi sur Juba, capitale du Soudan du Sud.