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Crise anglophone: Le Gouvernement promet de tout mettre en œuvre pour la reprise des cours dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest en janvier 2017

Crise anglophone: Le Gouvernement promet de tout mettre en œuvre pour la reprise des cours dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest en janvier 2017

La première réunion du Comité interministériel ad hoc chargé d’examiner et de proposer des solutions aux préoccupations soulevées par les syndicats des enseignants anglophones s’est tenue mardi dans la salle de conférences des services du gouverneur de la région du Nord-Ouest.

Au terme des assises qui ont réuni les membres du Gouvernement concernés (enseignement supérieur, enseignement secondaire et éducation de base), ainsi que le Gouverneur de la Région, du Préfet du Département de la Mezam, des représentants de l’enseignement privé confessionnel et de l’enseignement supérieur privé laïc, des représentants des syndicats et autres associations, une déclaration a été rendue publique.

«Dans le onzième point qui conclut cette Déclaration, le Gouvernement en appelle à tous les Camerounaises et Camerounais de bonne volonté de mettre tout en œuvre pour que les cours reprennent au début du mois de janvier 2017, dans les deux régions anglophones où les écoliers de la maternelle, du primaire et du secondaire, ainsi que les étudiants du supérieur, ne vont pas à l’école depuis plus d’un mois pour cause de grève», relaie Cameroon Tribune dans son édition du mercredi 28 décembre 2016.

Le journal indique également que le Gouvernement a fait savoir qu’il prendra ses responsabilités pour la reprise des cours dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest en janvier 2017. «Les enfants du Cameroun résidant dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont un droit inaliénable à l’éducation, au même titre que ceux des huit autres régions. Le gouvernement s’emploiera à le faire respecter», lit-on à la fin du document, mis à la disposition de la presse en français et en anglais.

Le seul couac relevé lors de cette première réunion du Comité interministériel ad hoc chargé d’examiner et de proposer des solutions aux préoccupations soulevées par les syndicats des enseignants anglophones est que les représentants des syndicats et autres associations qualifiés par le président du comité d’«extrémistes» n’étaient plus présents à la fin des travaux. Ils avaient quitté la salle à 14h03, apprend-on. Les travaux s’étaient alors poursuivis sans eux.

Le président du Comité interministériel ad hoc, le Pr Ghogomu Paul Mingo, a indiqué que c’est en se «fondant sur des revendications sans lien avec l’éducation» que les membres représentants les syndicats et autres associations ont quitté la salle. S’agissant des «syndicalistes extrémistes» qui ont refusé publiquement de prendre part aux travaux, pour des raisons n’ayant aucun rapport avec l’éducation des jeunes camerounais, «l’État prendra ses responsabilités devant l’Histoire».

Rencontré par Cameroon Tribune, Tassang Wilfred Fombang, représentant du Cameroon Teachers Trade Union (CATTU), a indiqué les deux raisons qui ont motivé leur départ. Il estime notamment que premièrement, le Comité n’a pas été bien constitué. «Nos frères du Sud-Ouest ne sont pas invités et ça pose un problème très grave». En deuxième lieu, a-t-il poursuivi, «ce que la communauté anglophone demande, c’est que les enfants qui ont été kidnappés et détenus soient ramenés à leurs parents avant que les pourparlers ne recommencent».

Un incident qui selon le journal éloigne encore un peu plus la perspective de la levée du mot d’ordre de grève toujours en vigueur.

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