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Crise anglophone: La connexion internet suspendue dans le Nord-Ouest

Crise anglophone: La connexion internet suspendue dans le Nord-Ouest

D’après de sources c’est depuis mardi dernier que cela a été fait.

L’information est aussi relayée le 19 janvier 2017 par le quotidien Le Jour. Il n’y a plus d’internet à Bamenda dans la Région du Nord-Ouest. Des sources précisent que la connexion y internet a été suspendue depuis mardi dernier avant l’annonce de la dissolution du Consortium des organisations de la société civile anglophone. Dissolution faite par René Emmanuel Sadi ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MINATD).

Une situation qui met en mal les membres dudit consortium. Car, comme le précise le quotidien, après l’arrestation de leurs leaders, on s’attendait à la réaction de leurs satellites. Sauf qu’aujourd’hui avec le Nord-Ouest coupé de la République, les satellites auront de la peine pour s’exprimer. Les communications entre cette partie anglophone et le reste du pays sont brouillées.

Le Jour qui rapporte que le réseau Nexttel présenté de ce côté comme le meilleur en connexion Internet a fait aussi de sérieuses infidélités à ses utilisateurs. «Moins encore que MTN, Orange et Camtel qui affichaient la présence des données sans autoriser l’accès au réseau», écrit le quotidien.

Un internaute rencontré de ce côté explique que «mardi après-midi, les réseaux sociaux fonctionnaient normalement. Peu après 17h, lorsqu’on a commencé à commenter l’interdiction des mouvements qui prônent le fédéralisme et la sécession, la connexion est partie. Depuis, il n’y a plus rien».

C’est une situation qui touche aussi les journalistes. Ceux qui exercent pour des médias nationaux et étrangers ont depuis lors des difficultés à communiquer avec leurs rédactions. «Je cherche à joindre des membres de ma famille en Angleterre depuis hier mais c’est difficile. Ce n’est que depuis quelques minutes qu’on m’apprend que nous sommes coupés de l’extérieur»,  a confié hier matin un confrère.

Les journalistes qui enquêtent sur la crise scolaire, même à partir de Bafoussam, n’arrivent pas à joindre des personnes engagées dans ladite crise. «Les téléphones sonnent, mais apparemment dans le vide», précise le journal.

Il faut rappeler qu’il y a quelques jours, le ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel) mettait en garde ceux qui sont suspectés de relayer de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux et de propager de fausses informations.

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