Cpmc : Ama Tutu prescrit l’unité et le respect de la loi au nouveau président

Edmond VII Mballa Élanga, nouveau président de la Commission permanente de médiation et de contrôle (Cpmc) des organismes de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins, a été installé à Yaoundé, le 28 août.
«Je vous engage à mettre les artistes de tout bord au cœur des actions menées en leur faveur, et à favoriser un climat détendu, un climat de collaboration et de travail dans l’esprit républicain… Il faut respecter la lettre et l’esprit de la loi n°2000/011 du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteur et aux droits voisins». Voilà des propos interpellatifs d’Ama Tutu Muna, ministre des Arts et de la Culture (Minac), à l’endroit des nouveaux responsables de la Cpmc, installés vendredi dernier dans la capitale politique.

En effet, nommé le 26 août, Edmond VII Mballa Élanga et les autres membres de la Commission ont été appelés à se mettre résolument au travail, pour assainir le secteur  qui traverse une période de turbulence, remettre les usagers en confiance et réunir tous les professionnels de l’art musical sans aucune discrimination. Pour conduire sa mission, le président Mballa Élanga, directeur du livre et de la lecture au Minac, est assisté de 8 membres (Crépain Nkolo Ebene, Gabriel Essomba, Anatole Maina, Léopold Kwemdjeu et les 4 directeurs généraux des organismes de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins agrées. Auxquels s’ajoutent 2 dames : Sylvia Nkwenti (rapporteur) et Ivanne-Mara Koum Dissake (rapporteur adjoint).

La nouvelle dynamique.

Le domaine du droit d’auteur et droits voisins étant très vaste et les défis énormes, pour mener à bien des missions dévolues à la Cpmc, la ministre a demandé à la nouvelle équipe de «commencer dans un premier temps à bien circonscrire l’action à mener». Avant d’ajouter : «Le changement opéré ce jour s’inscrit dans la logique de la continuité, qui consiste à insuffler une nouvelle dynamique à la Cpmc, afin de contribuer davantage à la mise en œuvre des mesures d’assainissement relatif non seulement à l’audit des organismes de gestion du droit d’auteur et des droits voisins mais également à la viabilisation progressive des différentes structures, tant sur le plan administratif que comptable.»

Le processus d’assainissement prescrit par la ministre, doit à terme «permettre aux différents organismes d’être efficaces et de contribuer de manière substantielle à l’amélioration du niveau de vie de l’artiste.» Visiblement en bonne mère de famille,  la ministre a demandé aux artistes d’être plus responsables. «Car, s’ils sont bien organisés, unis et respectent la réglementation, ils en tirent pleinement profit de leurs droits», précisera-t-elle. Aux différents organismes de gestion collective, la ministre a recommandé «la transparence, le respect des règles de procédure et la sécurisation des ressources collectives, en vue d’une meilleure distribution aux ayants droit». Ce fut l’occasion pour la traductrice-interprète d’apprécier l’attitude des artistes, qui «depuis quelques temps sont ouverts au dialogue et ont compris que les clivages nés à la suite des diverses incompréhensions ne leur sont pas favorables».

L’ère de l’unité.

À l’observation, les prescriptions de la Minac ne sont pas tombées dans les oreilles de sourds. Car, approché après la cérémonie d’installation qui a mobilisé nombre d’artistes de l’art musical, M. Mballa Élanga rassure à chaud : «La question de l’unité est fondamentale. Rien de sérieux ne s’est jamais construit dans un environnement de division. Car, la division est source de la dégénérescence alors que nous souhaitons la régénérescence. La division est source de la destruction alors que nous souhaitons la construction. Évidemment la question de l’unité et de la concorde est prioritaire. Pour ce faire, nous allons nous servir des moyens mis à notre disposition : la réglementation en priorité». En rappel, la Cpmc a été créée le 03 juin 2004. Et avant M. Mballa Elanga, l’institution a été tour à tour présidée par Magloire Ondoa, Adolphe Minkoa She, Jean Calvin Aba’a Oyono et Irène Mélanie Gwenang.