camernews-Fecafoot

COUPE DU MONDE 2014 : LE CONTRÔLE SUPÉRIEUR DE L’ETAT ENQUÊTE À LA FECAFOOT

COUPE DU MONDE 2014 : LE CONTRÔLE SUPÉRIEUR DE L’ETAT ENQUÊTE À LA FECAFOOT

Plusieurs dépenses engagées par le Comité de normalisation non justifiées. Panique générale à Tsinga, à quelques semaines du démarrage du processus électoral.

Des experts des questions économiques et financières du Contrôle supérieur de l’État tentent, depuis le mardi 30 septembre dernier, de voir clair dans l’utilisation des fonds alloués par le gouvernement et les retombées de la participation du Cameroun à la 19ème Coupe du monde de football seniors disputée du 12 juin au 13 juillet 2014 au Brésil. Une enquête qui fait perdre le sommeil au président du Comité de normalisation de la fédération nationale de la discipline (Fecafoot).

Des informations parvenues à la Météo mais aussi de sources généralement crédibles, relayées notamment par le site internet mboafootball.com, «le président du Comité de normalisation a été obligé de travailler dans son bureau pendant plus de 6 heures d’horloge avec les agents du Contrôle supérieur de l’Etat». Le Pr Joseph Owona n’était cependant seul dans cette situation ô combien embarrassante. Plusieurs autres cadres de la Fecafoot, paniqués, ont été auditionnés mardi dernier. Au cours de ce face-à-face avec le Consupe, les concernés ont été sommés d’expliquer, preuves à l’appui, comment les fonds ont été gérés.

Et à ce niveau, Joseph Owona a,  apprend-on, été incapable d’expliquer certaines dépenses, encore moins la présence au sein de la délégation camerounaise de dizaines de personnes qui n’avaient absolument rien à faire en terre brésilienne. Une délégation pléthorique constituée d’amis, parents et autres imposteurs n’ayant aucun rapport avec la Coupe du monde. Toute chose qui a engendré des dépenses supplémentaires.

Début juillet dernier le ministre des Sports, Adoum Garoua, dans une ambiance surchauffée qui lui avait valu les quolibets à l’hémicycle, avait été interrogé notamment sur le caractère jugé «pléthorique» de la délégation camerounaise au Brésil. Au milieu des huées, il indiqua que celle-ci comportait un volet sportif (50 personnes) et le volet officiel, «composé des représentants des grands corps de l’Etat à savoir la présidence de la République, le Sénat, l’Assemblée nationale, les services du Premier ministre, certains ministères techniques», chaque volet étant chargé de supporter ses charges.il ne s’était point hasardé à faire un bilan financier : «A ce stade de notre participation à la Coupe du monde au Brésil, nous n’avons pas tout dépensé, et il y aura de l’argent qui sera reversé au Trésor public.» Depuis lors, silence radio sur le sujet.

Nos confrères de mboafootball indiquent aussi que «Joseph Owona a été également appelé à justifier l’utilisation de l’argent versé par les sponsors dans le cadre de la participation du Cameroun à sa septième participation à une phase finale de Coupe du monde. On parle de près de deux milliards de Fcfa». Le président du Comité de normalisation, très critiqué par la presse nationale et internationale pour sa mauvaise gestion depuis juillet 2013, a par ailleurs été invité à présenter les copies des contrats qui lient la Fecafoot à ses différents sponsors.

Ce à quoi Joseph Owona ne s’est jamais plié jusqu’ici. Les mêmes sources ont en outre indiqué que plusieurs dépenses n’ont pas été justifiées. Le Comité de normalisation, qui a été incapable de relire les textes et d’organiser des élections à la date butoir du 31 mars 2014, semble manifestement avoir pris beaucoup de libertés avec les fonds publics. Les résultats de l’enquête prescrite par le chef de l’État permettront, sans aucun doute, de sanctionner, avec la dernière énergie, ces nombreuses fautes de gestion.

 

camernews-Fecafoot

camernews-Fecafoot