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Coup de gueule: Eto’o, Guardiola, la Fécafoot et les fantômes du Mondial 2010

Coup de gueule: Eto’o, Guardiola, la Fécafoot et les fantômes du Mondial 2010

Invité du «Club du Dimanche», émission phare de la chaine qatarie BeIn Sports, le capitaine des Lions indomptables n’y est pas allé de main morte. En plus de son tacle glissant sur son ancien coach au Fc Barcelone, l’attaquant de Chelsea n’a pas loupé l’occasion d’évoquer la gestion « chaotique » de l’équipe nationale fanion et du football camerounais en général.

Invité du «Club du Dimanche», émission phare de la chaine qatarie BeIn Sports, le capitaine des Lions indomptables n’y est pas allé de main morte. En plus de son tacle glissant sur son ancien coach au Fc Barcelone, l’attaquant de Chelsea n’a pas loupé l’occasion d’évoquer la gestion « chaotique » de l’équipe nationale fanion et du football camerounais en général. Ses hôtes qui lui ont déroulé le tapis rouge se doutaient bien qu’il devait vider son sac. Et il l’a fait. Invité spécial de BeIn sport dimanche 23 mars dernier à l’occasion du palpitant classico de la Liga qui mettait aux prises, deux de ses anciens clubs (le Fc Barcelone et le Réal de Madrid), Samuel Eto’o n’est pas allé du dos de la cuillère pour répondre aux multiples sollicitations des experts, tous visiblement heureux d’avoir en guest, une star de son acabit. Luis Fernandez, Jean-Alain Boumsong et Jean-Pierre Papin n’en croyaient pas leurs yeux en écoutant les propos du goléador de Chelsea, buteur à la veille face à Arsenal (6-0). On le sait, le quadruple ballon d’or africain a une haute estime de lui-même. Mais quand on lui offre la possibilité de parler de son ancien entraîneur chez les Blaugrana, ça clashe. « J’ai d’abord rappelé à Guardiola qu’il n’a jamais été un grand joueur. Il était un bon joueur. C’est vrai. Je lui ai dit », a confié l’ancien Pichichi, qui est parti du Barça parce qu’il ne s’entendait pas avec l’actuel coach du Bayern de Munich. 

Comme entraîneur, lâche Eto’o, il n’avait rien démontré. « Il est arrivé et il ne connaissait même pas l’histoire du vestiaire ! (…) J’ai eu une discussion avec lui et une très belle offre pour aller jouer six mois en Ouzbékistan où ils me donnaient 26 millions de dollars. Dans son bureau, il me dit ça peut te faire du bien, vas-y. Je lui ai dit : Celui qui va te faire gagner c’est Eto’o et tu viendras me demander pardon. Et je suis resté à ma place. (…) Il n’a jamais eu le courage de me dire les choses en face », raconte le buteur qui avoue n’avoir parlé que deux fois à Pep : « une fois, c’est parce qu’il me demandait d’aller parler à Yaya Touré, qui ne voulait rien savoir de lui. Une autre fois c’est parce qu’il voulait me donner des conseils d’attaquant. Mais il était milieu de terrain, pas attaquant! », confie celui qui avait inscrit le premier but de la finale de la Champions league en 2009 contre Manchester United, premier titre européen de l’ère Guardiola. Et de conclure « la vraie histoire, c’est que Pep n’a pas respecté des choses dans le football ». De quoi donner un ulcère au technicien espagnol. Douleur des Camerounais Interrogé sur la déconfiture de la sélection nationale fanion à la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, le capitaine des Lions, comme s’il souhaitait refouler un mauvais rêve, affirme que « c’est dommage ce qui s’est passé au Mondial en 2010 et j’espère que quatre ans plus tard, nous avons appris de nos erreurs. Ça fait 17 ans que je porte ce beau maillot, ce maillot à responsabilité… Les joueurs n’ont pas joué et les dirigeants complices de cela ont tout manigancé pour que certains joueurs ne jouent pas. Il y avait deux camps ». Pour le meilleur joueur 2012 du championnat russe, cette page noire du football camerounais est désormais derrière. « Je crois que mes jeunes frères ont compris beaucoup de choses. Moi aussi », souligne-t-il. Selon le goléador, la guerre des égos entre les joueurs de l’équipe nationale fanion a pris fin, peu avant le match retour du dernier tour qualificatif pour le Mondial 2014 entre le Cameroun et la Tunisie, du 17 novembre dernier. «Avant le déjeuner, j’ai posé une question simple. J’ai dit : dites-moi, vous voulez aller en Coupe du monde ou pas ? Moi, j’ai fait ça trois fois, je sais ce que c’est. C’est un rêve, c’est quelque chose d’unique. J’ai le souvenir de mon grand frère, Georges Weah qui était l’un des plus grands attaquants du monde et qui n’a jamais eu cette chance. Nous, nous avons cette chance », expliquera t-il. Avant d’ajouter : « il me semblerait que vous ne voulez pas aller en Coupe du monde. Alors si vous ne voulez pas, dites le moi. Je fais une conférence de presse, je dis aux Camerounais que Samuel Eto’o prend la responsabilité de dire qu’on ne va pas en Coupe du monde. Au moins, vous allégerez mes souffrances, vous allégerez la douleur des Camerounais. Et au sortir de cette causerie, mes jeunes frères étaient d’accord avec moi que nous devons nous rendre en Coupe du monde». Comité de normalisation En toute logique, la qualification au Mondial 2014 devait se faire «sans l’aide des dirigeants» de la Fédération camerounaise de football. «Parce que chacun a son business dans cette histoire. Les gens ne travaillent jamais pour le pays, mais pour se remplir les poches », révèle Eto’o. Convoquant l’après Coupe du monde 2010 pour la France, où le président de la Fédération française de football avait démissionné après l’échec des Blues, sans que la Fifa ne soit « jamais mêlée », Eto’o déplore tout de même le fait que « chez nous, on passe de Comité en Comité, on prolonge des mandats … Moi la seule chose que je veux pour mon pays, c’est ce qu’il y a de bien. Moi j’ai beaucoup souffert, j’ai accepté beaucoup de choses, parfois je souffrais en silence pourtant j’avais raison ». Sans doute là une pique à l’endroit de Joseph Owona et son bail à la tête du Comité de normalisation de la Fécafoot qui a bénéficié d’une rallonge de huit nouveaux mois. Toutefois, Samuel Eto’o est sûr qu’aujourd’hui, « on peut mieux s’organiser. Il y a énormément de talent dans cette équipe. La seule chose que je souhaite pour mon pays, c’est tout ce qu’il y a de meilleur ». Touché derrière une cuisse après avoir ouvert le score face à Arsenal samedi dernier à Stamford Bridge, Samuel Eto’o pourrait manquer le quart de finale aller de Ligue des Champions face au Psg, le 2 avril prochain au Parc des Princes. L’attaquant des Blues rassure qu’il va tout faire pour pouvoir répondre présent sur la pelouse parisienne. «J’ai toujours rêvé de jouer au Parc des Princes. Est-ce que je serai absent au match aller ? Laissons le temps faire… Je ne sais pas encore, je ne peux pas vous le dire mais je vais travailler pour être là. »

 

 

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