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Corruption : le Minesec appelle à la dénonciation

Corruption : le Minesec appelle à la dénonciation

Le nouveau ministre a publié un communiqué dans ce sens, sans convaincre ceuxvqui croient que les réseaux de corruption doivent être détruits dans la maison.

Lu au cours du journal parlé sur la Crtv le mardi dernier, les auditeurs ont à peine retenu cette nouvelle mise en garde. « Le Ministre des Enseignements Secondaires porte à l’attention du grand public que des informations récurrentes font état de ce que des individus mal intentionnés, en quête d’argent facile et se réclamant proches de lui parcourent certaines villes de la République promettant aux enseignants des nominations à des postes de responsabilité et à ceux en poste leur maintien sinon des promotions. Tout en condamnant ce comportement répréhensible, le Ministre des Enseignements Secondaires décline sa responsabilité face à de telles manoeuvres. Il invite par ailleurs ceux qui seraient contactés à dénoncer les auteurs de telles pratiques et appelle tous ses collaborateurs à une très grande vigilance ».

Le communiqué a par la suite été posté sur le site Internet de l’institution, peu alimenté depuis la mutation intervenue à la tête de ce département ministériel. Sans plus. Ce n’est pas la première fois que les responsables du Minesec dénoncent des « personnes mal intentionnées ». Les Inspecteurs généraux des services, Nicodème Akoa avant et Souley Daouda aujourd’hui, en ont fait une fixation. Le 15 juillet 2015, ce dernier s’était fendu d’un communiqué placardé dans toutes les sorties d’ascenseur du Minesec, qui confirmait la vente des postes. « Il est constaté en ce moment une vaste campagne d’arnaque matérialisée par des appels et messages téléphoniques partant des agents des services centraux vers le personnel des services déconcentrés, relatifs au monnayage des nominations ou des affectations. Les premières investigations en cours orientent nos soupçons, sur la base des éléments fiables, vers des collaborateurs des hauts responsables et des agents parfois non impliqués dans le processus des activités sus-évoquées, sinon par trafic ou par complicité », souligne l’Igs, par ailleurs président de la commission ministérielle de lutte contre la corruption.

« Il est demandé instamment aux uns et aux autres, de mettre fin à cette pratique de corruption qui ternit l’image du département ministériel aux yeux de nos collaborateurs et de toute la communauté éducative, sous peine de sanctions prévues par la réglementation en vigueur », menaçait-il. Personne n’est dupe non plus. Qu’a-t-on fait des responsables dont l’implication est avérée dans ces monnayages ? Des enseignants aspirant aux nominations interprètent inversement cette mise en garde comme un signe que les choses vont bouger bientôt. Depuis sa nomination le 2 octobre 2015, Jean Ernest Ngalle Bibehe n’a encore posé aucun acte dans cette direction. Il semble luimême craindre les réactions qui accompagneront ses premières décisions. Au cours d’une rencontre avec les responsables des services centraux et extérieurs, le nouveau ministre a rassuré en informant qu’il ne va pas procéder à la chasse aux sorcières, pourtant très attendue dans son entourage.

Mais depuis la rentrée, des établissements transformés par le Pm et ouverts par son prédécesseur attendent la régularisation de la situation de leurs responsables. Par exemple, des lycées fonctionnent avec des directeurs et des économes, sans censeur, etc. La couleur des futurs promus indiquera si les réseaux d’argent ont cessé de fonctionner.

 

 

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