Corruption: La police et les impôts en tête au Cameroun

Le baromètre 2015 de Transparency international (T.I), montre que le phénomène s’enracine d’années en années dans les couloirs l’administration publique.

Après avoir publié plusieurs rapports, Transparency International arrive à la conclusion selon laquelle, « la corruption est endémique au Cameroun».
Un camerounais sur deux a avoué aux enquêteurs avoir payé un potde-vin au cours des 12 derniers mois de l’année. 44% de citoyens estiment que la corruption a augmenté en 2015 malgré l’activisme des structures destinées à traquer ce fléau. Les avis prélevés au sein des populations permettent de lister les institutions les plus gangrénées.
En premier rang du rapport de T.I, l’on retrouve la police et les agents des services des impôts. T.I rapporte en outre, que les citoyens sont en général contraints de verser des pots-de-vin dans la plupart des services publics, comme l’éducation, la santé, et la justice. Si bien que les témoignages récoltés permettent à la structure que dirige Me Charles Nguini de classer la corruption comme étant l’une des trois premières préoccupations des Camerounais

après le chômage et la santé. Après la santé, arrive l’éducation, les infrastructures, les crimes et l’insécurité, l’accès à l’eau, la pauvreté et toutes formes d’exclusions sociales.
S’agissant des avis des citoyens sur les stratégies mises en place par les pouvoirs publics pour faire face à la corruption, T.I rapporte qu’ils sont défavorables. Car, beaucoup pensent que les actions du gouvernement sont insuffisantes. 237online.com Par contre, ils appellent à l’application de l’article 66 de la constitution sur la déclaration des biens et avoirs.
En plus, à la ratification de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, et la promotion de l’indépendance de la justice. A côte de ces recommandations des populations touchées par l’enquête, Transparency International, préconise l’adoption d’une loi anticorruption qui réprimande l’enrihissement illicite. T.I. conseille par ailleurs, la mise en place des mesures strictes pour lutter contre la corruption des agents de la police et des impôts, la protection des dénonciateurs, l’indépendance des actions des différents organes de lutte contre la corruption.
Il faut souligner que dans le cadre du rapport People and corruption, Africa Survey 2015, un élément du Baromètre mondial de la corruption, Transparency international a été associé à la réalisation de l’Afrobaromètre qui a interrogé 43 143 personnes de 28 pays. Entre mars 2014 et septembre 2015, ces derniers ont donné leurs avis sur leurs expériences et perceptions de la corruption dans leur pays. Ce qui permet à T.I d’affirmer que 75 millions d’Africains ont versé des pots de vin au cours de l’année 2014.