Coopération Cameroun-Union européenne: sécurité et migration au menu

Les deux parties se sont retrouvées lundi à Yaoundé. Au cours de leurs échanges, l’UE a promis un financement de 32 milliards en faveur de la Force multinationale mixte.

L’une des plus importantes informations à l’issue de la première session ordinaire du dialogue politique structurée entre le Cameroun et l’Union européenne tenue lundi à Yaoundé, est l’augmentation de l’allocation en faveur du programme dénommé « Facilité, Paix pour l’Afrique ». Le financement passe de 750 à 900 millions d’euros pour la période 2014-2016 et permettra de libérer 50 millions d’euros, soit environ 32 milliards de F au profit de la Force multinationale mixte (FMM), activée pour combattre Boko Haram. Les fonds ainsi mis à disposition de la FMM serviront aux besoins opérationnels et logistiques de la Force, a précisé Françoise Collet au sortir de la rencontre d’hier. Cette dotation permettra sans doute d’anéantir cette secte islamiste, assurément affaiblie, mais qui utilise désormais les « bombes humaines » dans son mode opératoire, à travers des attaques kamikazes.

Mais le premier sujet inscrit à l’ordre du jour de la rencontre, sur la demande du Cameroun, concernait le 11e FED (Fonds européen de développement, instrument de financement de l’UE) qui arrive à terme en 2020, deux ans seulement avant l’expiration de l’Accord de Cotonou en 2022. L’Accord de Cotonou signé en 2000 définit le cadre de coopération entre l’UE et les 77 Etats ACP. Comment le Cameroun et l’UE envisagent-ils leur coopération après la fin de l’Accord de Cotonou en  2022? La question préoccupe le milieu économique camerounais. Il y a sans doute eu des échanges sur ce sujet dans le huis clos et la partie camerounaise a dû avoir des précisions sur l’avenir de la coopération après 2022. La partie de l’UE était conduite par Françoise Collet et la délégation camerounaise par Lejeune Mbella Mbella.

Le dialogue politique structuré se tient deux fois par an. Il facilite les consultations et définitions des priorités entre les deux parties sur des questions d’intérêt commun. Lors de la dernière session en janvier 2015, il a été question de l’évaluation du rapport des engagements du gouvernement vis-à-vis de l’UE en matière de gouvernance.