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Conseil Economique et Social: Des milliards pour une institution budgétivore

Conseil Economique et Social: Des milliards pour une institution budgétivore

Bien que n’étant plus formé que de 6 membres sur 150 au départ, le Conseil Economique et Social a paradoxalement vu son budget s’accroître au fil des années.

A quoi sert véritablement le Conseil Economique et Social (CES) ? Cette question alimente très souvent les commentaires de la presse camerounaise. En effet, les Camerounais peinent à comprendre le rôle de cette institution qui est la 4è du pays. Créé le 5 juillet 1986, le CES, selon ses textes organiques,  est saisi par le Président de la République pour des questions d’études ou d’avis concernant les Projets de loi de programme ou des plans à caractère économique.

Or, ainsi qu’il est mentionné sur le site internet de la Présidence, « Depuis 1986, avec l’abandon des plans quinquennaux et la mise en œuvre des plans d’ajustement structurel, le Conseil Economique et Social n’a plus été saisi ». Par ailleurs, au lieu de 150 membres comme il est prévu par la loi, le CES ne comprend aujourd’hui que 6 membres.

Pourtant, il y a quelques années, cette institution que la plupart des observateurs s’accordent à qualifier de budgétivore, a initié la construction de son immeuble siège non loin du Palais d’Etoudi à Yaoundé. Les travaux vont coûter à l’Etat à la bagatelle somme de 44 milliards de FCFA. Autre curiosité, l’organe que dirige Luc Ayang a connu une croissance exponentielle de son budget au fil des années.  De 413 milliards de FCFA en 1986, son enveloppe était à 2 milliards de FCFA à partir de 2007. Avant de retomber autour de 500 millions de FCFA entre 2014 et 2017.

La Nouvelle Expression (LNE) parue le 22 juin 2017 fait savoir que ces informations ont été données par le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. René Emmanuel Sadi défendait devant les députés, le Projet de loi fixant les attributions, l’organisation et le fonctionnement du CES. Lequel projet de loi a été adopté le 21 juin. L’espoir est désormais de voir cette institution fonctionner pleinement.

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