Concours d’entrée dans les grandes écoles : les certificats médicaux en rupture dans la région de l’Ouest

La forte demande actuelle liée à la composition des dossiers, l’insouciance des directeurs des hôpitaux publics seraient à l’origine de cette situation.

De nombreux postulants aux différents concours d’entrée dans les Grandes écoles et facultés dans certains établissements supérieurs publics et privés sont aux abois depuis quelques jours. Si tout se passe bien pour ce qui est des autres pièces constitutives, l’obtention d’un certificat médical relève d’un véritable parcours du combattant.

Dans son édition en kiosque ce 6 août 2019, le quotidien Le Jour raconte les démarches entreprises par le jeune Clément Soh, candidat au concours d’entrée à l’Ecole normale supérieure de Maroua pour obtenir ce document qui figure parmi les pièces exigibles du dossier. «Ce dernier s’est retrouvé à Bafoussam après Bangangté où il réside. Ici, comme dans sa ville de résidence, le problème reste le même : les certificats médicaux sont en rupture», lit-on.

Déterminé à compléter son dossier dans un bref délai afin de se consacrer à la préparation de son concours, «Clément Soh ne va pas entrer en possession de l’unique pièce encore absente de son dossier à ce concours depuis la semaine dernière. Face à cette rupture, il va décider de joindre par téléphone, l’une de ses connaissances dans la ville de Mbouda avant de continuer son périple. Il sera surpris de constater que cette partie du pays souffre du même problème. Déboussolé, il va décider de retourner à Bangangté».

Selon les déclarations de certains postulants aux différents concours, «la rupture des certificats médicaux est liée à la forte demande actuelle, d’autres attribuent cela à l’insouciance des directeurs de ces hôpitaux à répondre aux besoins des usagers en temps réel. Pourtant, cette pièce n’est délivrée que par les médecins des centres hospitaliers publics».

Face à cette situation,  une source du journal en service à  l’hôpital de district de la Mifi dit «Famla», estime qu’il s’agit simplement des manquements de l’Etat. «Les gouvernants peuvent mettre tout en place pour que les situations de cette nature soient plus existantes dans notre pays. A voir le nombre des jeunes qui font des tours ici depuis quelques jours pour besoin du certificat médical en cette période de concours, on peut se poser des questions sur la capacité des différentes structures étatiques à prévoir afin de répondre aux usagers de manière efficace», déplore la source.