Communication gouvernementale: un nouveau cap

Issa Tchiroma Bakary a procédé mercredi à l’installation des membres de la Commission des actions médiatiques gouvernementales.

Deux défis se présentent à la vingtaine de membres de la Commission des actions médiatiques gouvernementales installée mercredi à Yaoundé. Le premier d’entre eux, comme l’a relevé le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, par ailleurs président de cette structure est « passager ». Il concerne la guerre contre la secte islamiste Boko Haram, un ennemi qui amène notre pays à mobiliser d’importants moyens. Le second est permanent et constitue un engagement du président de la République à l’égard du peuple camerounais : celui de la lutte contre la pauvreté dans le but de l’atteinte de l’émergence à l’horizon 2035. Deux défis pour lesquels « la communication occupe une place de choix, car elle permet d’éclairer l’opinion sur les actions menées quotidiennement par le gouvernement », comme l’a indiqué hier dans la salle des conférences du ministère de la Communication, le maître des lieux. Issa Tchiroma Bakary n’a pas manqué de rappeler qu’il est désormais question pour cette structure, créée le 23 juillet 1992 par le Premier ministre, de mettre à la disposition du public, une information qualitative et quantitative. La communication étant une composante essentielle du travail gouvernemental, comme il n’a, par ailleurs, pas manqué de le rappeler.

Issa Tchiroma Bakary a, dès lors, indiqué que les attentes du gouvernement vis-à-vis de la Commission sont énormes. Il y va également de la valorisation de l’image de marque des institutions de la République, de la mobilisation de la nation toute entière face aux défis du présent et du futur, de la promotion de l’éthique du service public et de la sauvegarde du pluralisme socio-culturel du Cameroun. Ces priorités, définies lors de la mise sur pied de cette structure en 1992 restent pourtant d’actualité, selon le ministre de la Communication qui a, par ailleurs, rappelé aux membres, l’instruction générale du président de la République en date du 1eroctobre 1992 relative à l’organisation du travail gouvernemental. Instruction dans laquelle Paul Biya demandait au gouvernement d’informer régulièrement les populations sur le déroulement de ses activités.

Mais pour mener à bien leur tâche, les membres de la Commission des actions médiatiques gouvernementales ont face à eux un premier chantier : l’ouverture d’une réflexion allant dans le sens de la restructuration de celle-ci à travers la révision de son texte organique « de manière à actualiser les missions qui lui sont confiées, dans l’optique de son adaptation aux évolutions qui ont cours dans notre environnement », comme l’a relevé son président.

Après la cérémonie d’installation de mercredi, dans la salle des conférences du ministère de la Communication, les membres de la Commission des actions médiatiques gouvernementales ont tenu leur première session. Il n’est pas inutile de rappeler que la Commission a pour mission principale, l’étude des modalités de mise en application de la politique nationale de communication arrêtée par le gouvernement conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur et aux options socio-politiques ainsi qu’aux impératifs du développement économique, social et culturel.