COMMUNE DE BANDJA:L’EAU S’ÉCOULE DES MONTAGNES VERS LA VILLE

Le projet financé dans le cadre du Bip et piloté par le maire Barthélemy Djimgou comporte, entre autres, la mise en place de systèmes d’adduction d’eau gravitaires à partir des montagnes du village Balako et le traitement de l’eau dans un château logé au niveau du périmètre urbain de Bandja.

Avant la célébration de l’édition 2015 de la fête du travail, Barthélemy Djimgou, le maire de la commune de Bandja, a décidé de frapper un grand coup : favoriser l’accélération du projet d’adduction d’eau potable par captation gravitaire actuellement en cours dans sa municipalité. Le projet comporte plusieurs volets : d’abord la mise en place de systèmes d’adduction d’eau gravitaires à partir des montagnes du village Balako et le traitement de l’eau dans un château logé au niveau du périmètre urbain de Bandja et parallèlement la construction des bornes fontaines. Des tuyaux de canalisation ont été installés pour faire circuler sur prés de 07 kilomètres. Tous ses aspects ont déjà été réalisés. Ce qui complète les d’infrastructures sanitaires propres et adéquates qui servent de toilettes publiques.

Sensibilisation et formation

Selon le secrétaire général de la mairie de Bandja, des activités de sensibilisation et de formation des bénéficiaires seront effectuées en temps opportun. Ce qui fait déjà leur fierté. Car depuis le mois de février 2015, l’ensemble des coins du périmètre urbain de la commune de Bandja abrite plus d’une dizaine de robinets fixés sur des bornes fontaines. A certains endroits comme au niveau de la paroisse locale de l’église catholique, l’eau potable coule à flot du robinet. Ce qui conforte Bartlemy Djimgou dans son discours. « L’eau

qui coule de la montagne est de très bonnes qualité selon les experts. Des études ont été menées. Ce n’est pas un hasard si nous sommes allés titrer cette eau des montagnes de Balako. Le point de captage étant au sommet d’une montagne qui s’élève à prés de trois kilomètres, il est constant que cette eau ne va jamais tarit quelque soit la consommation des ménages. Mais nous tenons à une gestion rationnelle de l’eau », explique-t-il. Mais cette avancée en matière d’adduction en eau potable inscrit dans le cadre du budget d’investissement public (Bip) 2015 à hauteur de 52 millions de francs Cfa n’est possible que grâce à l’intervention de Barthélemy Djimgou, maire de la commune de Bandja. Celui-ci à autoriser le déblocage de prés de six millions de francs Cfa des fonds de cette municipalité en vue de permettre l’installation d’une station de traitement de cette eau tirée des montagnes de Balako. Les proches collaborateurs de Barthélemy Djimgou assurent que d’ici quelques jours, « l’eau va couler dans toutes les borne fontaine à Bandja.» Pour l’instant, faut-il noter que seules quelques bornes fontaines offrent de l’eau potable aux populations de cette municipalité.

Accès à l’eau potable

Pour conforter son discours, Barthélemy Njimgou ne fait point l’économie de ses prouesses à la tête de la comme de Bandja depuis le 16 octobre septembre 2014. Des réalisations qui auraient séduits le Dr Jethro Diderot Bochac, président du jury du comité de l’excellence africaine à la fin de l’année dernière. Le projet est la continuation du projet pilote initié en visant à doter le territoire de la commune de Bandja en eau potable et en infrastructures d’assainissement. Des points de forage, les latrines prototypes, et le bloc sanitaire qui ont vu le jour dans les groupements (Bandja, Fondjomekwet, Fotouni, Babouantou et Fondati). et de ainsi qu’au niveau de la ville de Bandja, fait la fierté des habitants de cette

commune. Ces premières réalisations ont eu pour effet d’éveiller un plus grand intérêt chez la population au point que des volontés sincères de contribuer à d’autres se sont manifestées avec insistance. Face aux besoins latents des uns et aux attentes exprimées des autres, la volonté politique de la commune d’y répondre, mais confronté au problème à l’échelle des tous les villages, ne s’est concrétisé que par la construction des bornes fontaines dans le Chef-lieu de la commune de Bandja. Bien que dépourvue de ressources financières substantielles et stables, cette municipalité est contrainte de vaquer à d’autres priorités telles que la santé, l’éducation et la production agricole. Ce contexte général met en évidence la nécessité pour les acteurs de développement de faire appel aux aides financières extérieures notamment à travers le fonds d’intervention intercommunale(Feicom) La commune de Bandja sous l’égide Barthélemy Djimgou adhère totalement aux objectifs du millénaire pour le développement(Omd), en l’occurrence l’accès de la population à l’eau potable et à l’assainissement. Le maire de la commune de Bandja est de ceux qui pensent que théoriquement, les communes sont les collectivités de proximité habilitées à gérer les infrastructures d’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

Comités de gestion

Pour M. Djimgou, à défaut de services adéquats y afférents, les communes doivent à travers leurs maires, doivent jouer des rôles de facilitateurs administratifs et d’activateurs sociaux (notamment la mobilisation de mains d‘œuvres). Ce qui est une réalité à Bandja à travers des travaux de cartonnages et d’entretien des pistes rurales par les jeunes des cinq groupements de cette commune (Bandja, Fondjomekwet, Fotouni, Babpouantou et Fondati).

Permettre au plus grand nombre des habitants de la commune de Bandja d’avoir accès à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2018 font partie des objectifs de l’exécutif municipal. Dans cette logique, il sera important de consolider les acquis : La formation des usagers dans la gestion des infrastructures qui leur seront remises sera assurée. Pour cela des comités de gestion seront montés et formés pour assurer l’entretien et la pérennisation des ouvrages. La commune de Bandja fera appel à des experts pour la campagne de sensibilisation des usagers à l’hygiène et à la bonne pratique de l’utilisation de l’eau. Il sera aussi question de former des techniciens villageois pour le dépannage des accessoires de relevage et de distribution de l’eau.