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Comité de Normalisation : Que cache la cabale Joseph Owona contre les équipes Sawa ?

Comité de Normalisation : Que cache la cabale Joseph Owona contre les équipes Sawa ?

La Chambre d’arbitrage et conciliation du Comité national olympique et sportif du Cameroun a dans une décision du 20 février 20014 débouter la Fécafoot et réhabilité les présidents suspendus pour cinq ans et les clubs relégués de deux divisions. Joseph Owona refuse d’appliquer les décisions de cette organe juridictionnelle.

Dans une correspondance du 3 mars 2014 adressée au président du Comité régional de normalisation, Joseph Owona, le président du Comité national de normalisation demande de ne pas appliquer la décision de la Chambre d’arbitrage et conciliation du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) qui a réhabilité les cinq clubs de la Ligue régionale du Littoral, reléguée de deux devisions, soit voués à la disparition, en fin de saison 2013 et leurs président exclus pour cinq ans, alors qu’ils réclamaient que l’éthique et l’impartialité prévalent dans la programmation et l’organisation des matches de la dernière journée du championnat.

Certaines d’entre elles étant en course pour une place dans les barrages. L’argument du président du comité de normalisation est que cette sentence de la Chambre d’arbitrage du Cnsoc n’a pas respecté des textes de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et viole particulièrement les dispositions de l’article 37 alinéa 2 du Règlement des championnats des Ligues régionales. De la barbarie juridique qui frise un front. Toute chose qui discrédite la stature de cet éminent homme de Droit. Ce d’autant plus qu’il est étonnant que ce soit un professeur agrégé de droit «hors hiérarchie» qui piétine ainsi les principes élémentaires de Droit.

Car, il est connu, même de l’analphabète primaire que les décisions des organes juridictionnels ne se contestent pas par un refus d’appliquer et à travers un communiqué ou une correspondance. Mais par un pourvoi en instance d’appel. Et pour le cas d’espèce, si la décision n’agrée pas le Comité fédéral de normalisation, qui est l’instance de gestion provisoire de la Fécafoot, mise en place par la Fifa depuis le 20 juillet 2013, elle n’a qu’à se pouvoir au Tribunal arbitral du sport (Tas) qui est l’instance de recours supra à la Chambre d’arbitrage et de conciliation du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc).

Seulement, cette sortie du président du Comité fédéral de normalisation laisse dubitatif et frise une cabale qu’il mènerait contre les responsables des cinq équipes de la Ligue régionale du Littoral concernées. A savoir : Moudouthé Melchoir, Eugène Ekéké, Balock John, Dr Ngalle, et Silatcham Martin Luther respectivement présidents des clubs Oryx de Douala, Eugène Ekéké Academy, Authetic Fc, Jeunesse de Bonamoussadi et Bandjoun Fc. Car, comment comprendre que le président du Comité de normalisation qui avait affirmé dans une circulaire de la Fécafoot, au début de son mandat, qu’il respectera les décisions des organes juridictionnels reconnus par les textes de la Fécafoot, se trouve aujourd’hui en train de se dédire de manière éhontée. Pis encore, dans une situation où il y a quasiment jurisprudence.

Puisqu’au mois de janvier 2013, devant la réticence de la majorité des membres du Comité de normalisation qui s’opposaient à l’application de la décision ladite Chambre sur la réhabilitation de Bamboutos de Mbouda, sept ans après avoir été reléguée de la Division d’élite «amatrice» à l’époque, il a, décidé d’appliquer cette décision qui datait de la mi-2013 sous le prétexte que la Fécafoot n’a pas d’argent pour se pourvoir au Tribunal arbitral du sport (Tas) où la Fécafoot pourrait à nouveau être déboutée. Mutatis mutadis, Il est curieux que Joseph Owona n’applique pas le même raisonnement. Surtout que cette fois, ce n’est pas seulement une seule procédure d’appel, mais cinq, qu’il faudra engager, ce qui l’obligerait à débourser au moins 75 millions Fcfa, outre les honoraires d’avocats. Il ne fait pas de doute qu’il ait anguille sous roche.

Certains observateurs avertis y voient une volonté de soutenir le projet de candidature de Tombi à Roko à la présidence de la Fécafoot dans un deal qui consisterait en retour de faire de son poulain, Sylvestre Gweth Matip, le prochain directeur de la Fécafoot. Ce dernier est actuellement le Directeur de cabinet, de Joseph Owona, et à ce titre, la première recrue du Comité de normalisation dans le fichier du personnel de la Fécafoot.

La grosse déception de la République

Comme quoi, désigné en grande pompe avec l’onction du peuple dans un Comité provisoire de gestion et de redressement, Joseph Owona s’est empressé d’avoir d’autres visés peu orthodoxes qui sont en marge de la mission qu’on lui a confiée avec 10 autres de ses pairs. Conséquence, à peine deux semaines après leur prise de fonction, le Comité de normalisation a glissé dans une crise interne. Au point que, des membres ont menacé de démissionner. Et depuis lors la Fifa, la Présidence de la République et le Premier ministère sont assaillis par des correspondances épistolaires des membres du Comité de normalisation qui dénoncent sa confiscation ; la gestion de cette structure, devenant le «Sangokou» du Comité de Normalisation. Lors de la conférence de presse donnée mercredi 26 février 2014, il a eu cette réponse à une question similaire sur la crise qui secoue le Comité de normalisation.

«Laissez les autres membres du Comité de normalisation se plaindre. Ça ne vous regarde pas». Il ne fait pas de doute que le président du Comité de normalisation quasiment esseulé fait feu de tous bois à un mois de la fin de son mandat. Surtout qu’il ne sait pas à quelle sauce il sera mangé. La Fifa prorogera-t-elle son mandat ? En tout cas, le Premier ministère lui aurait déjà donné injonction de préparer son départ à la fin du mandat du Comité de normalisation.

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