Colombe sportive du Dja-et-Lobo: débuts difficiles dans l’élite

Le club, en bas du classement, espère enfin décoller avec le soutien de ses supporters.

Quand la Colombe joue, le temps semble suspendre son envol ! C’est du moins comme cela qu’on peut décrire l’ambiance dans les artères de la capitale départementale du Dja-et-Lobo au cours des matchs de l’équipe locale. Même dans les différents marchés de la ville, acheteurs et vendeurs abandonnent toute activité pour s’agglutiner autour d’un poste récepteur, branché sur la fréquence retransmettant le match. Colombe, pour cause de travaux au stade de Sangmélima, a pris ses bases à Yaoundé. Après douze journées, le club est dans une situation inconfortable. Colombe est classée quinzième, donc premier non relégable avec 12 points, soit le même nombre que le premier reléguable, Racing. L’équipe a enregistré trois victoires, trois matchs nuls et six défaites, dont un cinglant (3-0) encaissé devant UMS de Loum lors de la 11e  journée. Le récent match nul (0-0) contre Unisport a à peine pansé les plaies.
Le « Cus » ou plutôt  le « Club de supporters de Sangmélima », ne se décourage pas pour autant. Né depuis la création du club à la fin des années 50, ce club de fans a été réactivé dès l’accession de la Colombe sportive de Sangmélima, rebaptisée Colombe sportive du Dja-et-Lobo, en Ligue 1 cette saison. Entouré de trois vice-présidents, André Noël Essian, par ailleurs maire de Sangmélima, a su créer une saine émulation, source de mobilisation du conseil d’administration qui compte en tout 100 membres. Le directeur général, Charles Elle, garantit la bonne gestion administrative, aux côtés du manager général, François Ngoumou, qui s’occupe du volet technique et marketing. Comme les résultats n’ont pas suivi à l’immédiat, le club semble déjà dans la tourmente. Une simple mauvaise passe, selon les supporters.
Comme première mesure, Carl Enow Ngachu, entraîneur de l’équipe nationale féminine, a été appelé à la rescousse. Mais, « l’effet Ngachu » n’est pas encore perceptible. En attendant,  on s’organise encore mieux pour pousser la Colombe vers la victoire partout où elle est appelée à jouer, d’ici à ce que la réfection du stade local soit achevée. La capacité de l’infrastructure sera augmentée, la qualité de la pelouse améliorée, ainsi que toutes les autres commodités. L’on annonce sa réouverture pour le mois de juillet 2017.
Arnaud Florent Essamba Effoua: « Nous organisons des charters »

Team Press Officer de Colombe du Dja-et-Lobo

Qu’est-ce que la montée en Ligue 1 de Colombe a changé pour les populations de cette localité ?

Lorsqu’un club accède à l’élite, la vie de ses supporters change. C’est la ville, le département, voire la région du Sud qui sont honorées. Une nouvelle façon de vivre réapparaît. La vie du club nourrit désormais les débats. Puis vient la réalité, il faut l’affronter. On s’organise au niveau des dirigeants et des supporters. Pour cette montée de la Colombe en Ligue 1, les choses ne se passent pourtant pas très bien pour le supporter qui ne regarde pas les matchs de son club ici à Sangmélima. Le stade de la ville est en chantier. Et du coup, ses prestations sont suivies de loin.

Comment vous organisez-vous pour soutenir le club?

C’est difficile. Localement, l’équipe est bien soutenue, les supporters sont nombreux. A l’extérieur, lorsque l’équipe va livrer un match, si la localité qui abrite la rencontre n’est pas très éloignée, nous organisons des charters, pour le transport des supporters. Si le lieu est éloigné, des comités d’accueil sont mis en place par nos représentants qui sont sur le lieu. Comme vous pouvez le voir, tout se passe plutôt bien jusque-là. Malgré les résultats en dents de scie, l’avenir est plein de promesses pour la Colombe sportive du Dja-et-Lobo.