Colère des plongeurs traditionnels chargés de retrouver le corps de l’évêque dans la Sanaga… ils auraient été floués par les autorités

Sollicités par la mairie de cette localité pour les recherches du corps du prélat, ils disent avoir été oubliés dans la prise en charge, malgré les promesses. Retrouvé mort le 2 mai dernier, l’autopsie de Monseigneur Jean Marie Benoit Balla vient de s’achever et sa dépouille remise à l’église et sa famille. 

Pour retrouver le prélat porté disparu le 31 mai 2017, quatorze plongeurs locaux avaient été plébiscités par la mairie d’Ebebda (région du Centre), afin d’accentuer les recherches dans les eaux de la Sanaga. Une fois la dépouille retrouvée, ces plongeurs disent avoir été floués par les autorités administratives, qui pourtant leur avaient fait des promesses de prises en charges, peut-on lire dans Le Messager du lundi 5 mai 2017.

« Pendant trois jours, nous avons laissé nos familles pour essayer de retrouver l’évêque et aujourd’hui, personne ne nous regarde. Pourtant lorsque l’homme de Dieu a été retrouvé, je pensais alors que les autorités allaient nous voir. Ils sont tous partis et on ne sait pas à qui s’adresser aujourd’hui», confie Adamou Doba, père de 5 enfants et leader du groupe de recherche. En effet, pendant 72 heures, ces hommes ont activement participé aux recherches du prélat. Mais les promesses de prise en charge non tenues, du moins pour l’instant par les autorités administratives suscitent quelques mécontentements.

« Ce n’est pas normal qu’on nous traite comme des sous-hommes après une si importante tâche la prochaine fois qu’on viendra nous voir, nous ne serons pas disposé à faire quoi que ce soit », confie un creuseur de sable Pourtant, indique le quotidien, Le maire d’Ebebda, Syrinus Awono, avait rassuré dès le début de cette histoire que l’Etat a mis tout à sa disposition pour que l’opération de recherche soit bien menée. Malheureusement, à la fin de ladite opération, « le maire nous a seulement donné un plat de nourriture de 500 FCFA et une bière ou un jus, en fonction de goûts de chacun », ricane Adamou Doba.