CITÉ SIC : UN PAN D’IMMEUBLE S’ÉCROULE .

Deux blessés graves et de lourds dégâts à l’occasion de ce sinistre survenu dans la nuit de dimanche à lundi.

Marie  Sadefo  est sous le coup d’une forte  émotion. Cette septuagénaire et ses petits-fils ont échappé à un drame dans la nuit de dimanche à lundi. Le pan d’un immeuble en chantier à côté de son domicile au lieudit Cité Sic (arrondissement de Douala III) est tombé sur sa demeure.

  • Notamment sur la partie occupée par des locataires. A l’origine, la forte pluie accompagnée de vents violents qui s’est abattue sur la ville de Douala, entre minuit et 8h du matin ce lundi.

Un de ces locataires était en déplacement : il est parti pour Yaoundé dimanche matin 1er avril, avec ses enfants. Et le logement qu’il occupe a été le plus touché par l’amas de béton, de bois de coffrage et autres débris. Marie Sadefo vit maintenant dans l’angoisse d’une autre pluie qui pourrait causer des dégâts encore plus importants  dans  les  prochains jours.

La dame dit avoir rencontré le chef de chantier de l’immeuble, et le chef de quartier, pour se plaindre.  Depuis le début du chantier, son domicile subit des dégâts, parmi lesquels des trous dans la toiture et des fissures de part et d’autre, qui ont fragilisé la structure de sa maison.

Le voisin de derrière pointe du doigt le type de matériel utilisé pour faire les poteaux dudit immeuble. L’infrastructure  en  elle-même, un R+6 comprenant un sous-sol à la base, avait pourtant commencé sans susciter d’inquiétudes, apprend-on.

Mais  depuis  quelque temps,  il  est  sources  de préoccupations pour le voisinage. Tout à côté, d’autres dégâts de la pluie sont notés : les tôles et la charpente de la librairie « La Colombe » et d’un atelier de couture ont été em- portées. On enregistre d’autres dommages dans la ville tels que des panneaux publicitaires et des arbres arrachés, des poteaux électriques au sol, avec des fils entraînés dans leur chute, et des inondations du côté de Makepe Missoke, avec la sortie de son lit  du  cours  d’eau  N’gon Ngue .