Chracerh – hôpitaux et universités de France: des partenariats pour l’excellence

Signés hier entre le Chracerh et des hôpitaux et universités de France, ils visent à permettre au Centre de garder la première place en matière de procréation médicalement assistée

Le cadeau de la première dame du Cameroun, Chantal Biya, aux couples ayant du mal à procréer, doit demeurer un pôle d’excellence. C’est dans ce sens que le Pr. Jean-Marie Kasia, administrateur directeur général du Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine (Chracerh) a signé des accords avec les centres hospitaliers et universités de France hier. Il s’agit notamment de l’université de Bordeaux, du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux, de l’université de Yaoundé I et du Centre hospitalier intercommunal de Créteil.
D’après le Pr. Kasia, ces accords vont mettre en contact des professionnels français et camerounais, en vue de l’amélioration de la santé de la femme. « Avec cette coopération, nous allons ramener le savoir-faire chez nous et c’est la femme camerounaise qui en est l’heureuse bénéficiaire», a-t-il indiqué. Ces accords visent en effet, un échange d’expériences dans les domaines de la pratique et de la formation, axes de grandes importances pour l’équipe actuelle du Chracerh. « Nous devons travailler pour que lorsqu’on ne sera plus là, d’autres bénéficient de ce centre. Nous avons beaucoup d’étudiants, de jeunes et d’enseignants pour cela», a ajouté le Pr. Kasia.
Et ce n’est pas avec de petits hôpitaux que le Chracerh a noué des accords. Mais des structures de référence en hexagone. Stéphane Pardoux, directeur général du Centre hospitalier intercommunal de Créteil, indique que sa formation sanitaire est une grande structure qui s’occupe de la prise en charge de la femme et de l’enfant. Ceci avec un centre de biologie de la reproduction, une grande maternité, des services d’urgence… Il fait savoir que « ces accords nous permettent de faciliter la venue de nos professionnels au Chracerh pour travailler sur la reproduction et d’autres problèmes de santé. » Pour le Pr. Clément Jimener, professeur de médecine de la reproduction au CHU de Bordeaux, ils vont transmettre leur expérience au Chracerh. En formant des praticiens camerounais de manière à ce qu’ils soient autonomes.  Et le Pr. Pierre Dubus, doyen de la Faculté de médecine de l’université de Bordeaux ajoute que les étudiants camerounais pourront continuer leur formation en France et des Bordelais pourront également venir  en stage au Chracerh. Et ce n’est pas le Pr. Jacqueline Zé Minkandé, doyenne de la Faculté de médecine et des sciences biomédicales de l’université de Yaoundé qui dira le contraire. « Ces accords vont permettre le renforcement de l’expertise des enseignants, des spécialistes, mais aussi de leur compétence. La finalité étant l’amélioration de la qualité de soins offerts aux patients», a-t-elle conclu.