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« CHERS JOURNALISTES RESPECTONS LE PEUPLE ET LA RÉPUBLIQUE »

« CHERS JOURNALISTES RESPECTONS LE PEUPLE ET LA RÉPUBLIQUE »

A  Monsieur le Directeur de Publication du Journal La Nouvelle Expression et dans Cameroon info net. Objet : Droit de Réponse. Monsieur le Directeur de Publication ; Dans le n°3877 de votre journal paru le 22 Décembre 2014et repris le lendemain dans cameroon info net par M. William Tchango, un article signé de votre stagiaire Jean Daniel OBAMA, porte pour titre « NDAM NJOYA lâche ses collègues de l’opposition ».

Le contenu de cet article fait allusion à une déclaration commune des Forces Politiques et Sociales qui devait être signée par celles-ci au siège de l’UDC vendredi dernier, 19 Décembre 2014, pour exprimer non seulement  leur position commune de rejet de la loi portant répression des Actes de Terrorisme votée par le Parlement, mais aussi leur demande au Président de la République d’engager la réécriture consensuelle de ladite loi.

Si nous prenons la peine d’exercer un droit de réponse, ce n’est nullement pour nous justifier de quoi que ce soit, mais c’est plutôt par respect pour la république et pour les lecteurs de votre journal qui, à notre avis ne devraient pas mériter la désinformation et le professionnalisme approximatif de votre employé qui a signé cet article.

D’entrée de jeu, votre correspondant publie une expression qu’il attribue à un certain Manuel YOUMEGNE présenté comme « l’un des chargés de la communication de l’UDC ». Ceci démontre soit une volonté délibérée de votre journal d’essayer de manipuler l’opinion contre le Leader de l’UDC, soit un manque criard de professionnalisme de la part de votre journal car  non seulement, il n’y a aucun membre de la Communication, encore moins un quelconque responsable de l’UDC qui porte ce nom. Aussi, votre correspondant aurait-t-il dû se rapprocher du Président de l’UDC qui était présent dans son Bureau,  ou de tout Communicateur reconnu de l’UDC pour avoir la position du parti par rapport à la signature de la déclaration commune.  S’il avait fait ce rapprochement élémentaire dans le travail de journaliste qui recommande de recourir aux sources officielles pour rechercher l’information, sans doute, le titre de son article aurait dû être tout le contraire de ce qu’il a écrit, à savoir par exemple que « NDAM NJOYA a été lâché par ses collègues de l’Opposition ».

La Vérité des Faits :

En fait, vos lecteurs et l’opinion publique doivent savoir ce qui suit à propos de cette déclaration :
Suite au dépôt du projet et au vote par le Parlement Camerounais de la loi portant sur la Répression des Actes du Terrorisme, en dépit des cris et des amendements proposés par l’opposition politique, presque tous les partis politiques ont publié des déclarations rejetant cette loi. Chacun s’en est allé à sa manière mais le dénominateur commun était le rejet, aboutissant soit à l’appel pour la réécriture de cette loi, soit pour sa non promulgation par le Président de la République. S’étant  retrouvés au Congrès du CPP à Yaoundé, trois partis politiques, notamment le CPP , l’UDC et le MRC, se sont accordés  suite à la proposition de la Présidente du CPP, de travailler pour une déclaration commune en l’ouvrant aux autres formations politiques et organisations de la société civile ayant la même position par rapport à cette loi.
Un comité technique composé des plénipotentiaires de ces partis auquel s’est ajouté un membre se réclamant de « l’UPC des Fidèles », devait se réunir pour préparer la mouture de la déclaration à soumettre aux leaders de ces formations politiques qui devaient à leur tour se retrouver  dans le cadre d’un point de presse pour signature solennelle et publication de ladite déclaration.

A la première réunion de ce comité scientifique, le CCP avait une délégation de trois personnes conduite par Mr Franck ESSI, le SG de ce parti ; le MRC, une délégation de 3 personnes conduite par son Vice – Président Me SIMH Emmanuel,  l’UDC  avait une délégation de 5 Personnes conduite par le Révérend SOPTIEU Jean Claude, Membre du Bureau politique ;  l’UPC « des Fidèles » était représentée par 1 personne nommée J.A.  AWOUMOU, et le PSLN était représenté par son Président, Monsieur Jacques Désiré TSALA.
Si cette première séance a permis de cadrer l’objectif, elle a surtout abouti à la première mouture de la déclaration  à soumettre à l’appréciation des Leaders des formations politiques représentées.

Le comité technique  a ensuite tenu 4 (quatre) séances toutes abritées par le siège de l’UDC avant la date de signature et publication au cours d’un point de presse prévu le Vendredi 19 décembre 2014 que devait tenir, non plus les plénipotentiaires, mais les leaders respectifs de chacune des formations engagées dans cette démarche ; notamment Mme KAH WALLA, le Pr KAMTO, le Dr Adamou NDAM NJOYA, le Président de l’ UPC dite des Fidèles, et les Présidents reconnus des autres formations politiques et organisations de la société civile ayant rejoint la dynamique, à l’instar des Présidents Cyprien Olingan, Doungouss Foulla Dambaldi, Dr Sosthène Fouda, Roland Romain Kouotou, etc…

Au lieu de cela, aucun leader des formations politiques ayant partagé l’initiative au départ, ne s’est présenté en dehors du Dr Adamou NDAM NJOYA, parti pourtant très tôt ce jour là de Foumban pour la remise des bourses et Awards aux Etudiants et surtout pour cette signature à laquelle l’UDC attachait une importance certaine. Le MRC par exemple, s’est fait représenter même plus par son Vice-président qui faisait partie du comité technique chargé de rédiger la déclaration, mais plutôt par un militant de base dont on doute de la capacité à engager le parti à ce niveau-là, sans courir le risque de dénonciation du genre qu’on a connu récemment entre l’ Honorable SOUOP Lazare, Député de ce parti et son Président National, le Pr KAMTO  sur un important sujet d’Actualité. Quant à la Présidente du CPP qui  avait pourtant initié le projet, elle n’a plus trouvé du temps pour la signature de la déclaration et aurait laissé son Secrétaire Général qui faisait partie du Comité technique, de signer la déclaration en ses lieu et place.

Par ailleurs, au moment où la déclaration porte la signature d’une personne se réclamant représenter l’UPC «  des Fidèles », la même formation publie une position contraire dans la presse cybernétique Camer.be appelant plutôt à la promulgation de la loi.

Vous constatez donc qu’en dehors du Président de l’UDC, aucun des Leaders ayant été au départ de cette initiative, n’a finalement pris au sérieux ce travail alors que jusqu’à la dernière rencontre tenue la veille, Monsieur Jean Marie ELOUNDOU et le représentant du CPP ont tous confirmé la présence de leurs Leaders dans la ville pour prendre personnellement part au point de presse prévu pour la signature et la publication de la déclaration. D’ailleurs, les propos tenus par un plénipotentiaire de ces partis politiques demandant à un cadre de l’UDC s’il pensait que l’UDC est sorti de cette action grandi ou réduit, illustre à suffisance que les uns et les autres viennent aux travaux communs non pas avec la république dans le cœur, mais plutôt avec des calculs politiciens visant à exploiter la rencontre pour les intérêts partisans ; chacun voulant plutôt en profiter pour grandir. L’UDC n’est plus à ce niveau.

C’est le principal point de démarcation entre l’UDC et les autres qui,  à chaque fois, vont chercher à transformer les rencontres, où sur la base de la politique citoyenne, on devait rechercher l’intérêt général de la république,  en une occasion de rechercher  un certain populisme qui contribuerait à les grandir quitte à fouler l’honneur de la république au pied. Nul n’ignore que pour revêtir toute son importance, une déclaration politique doit réunir les deux caractères de la pertinence de son contenu, et de la qualité de ses signataires.  Alors cher Journaliste,  une simple observation logique permettrait de conclure que seul le Président de l’UDC a respecté ce travail en concédant le siège de son parti pour les travaux préparatoires de la déclaration commune, et la séance solennelle de signature, et en se rendant personnellement disponible à cet effet, pendant que les autres Co initiateurs ont tout simplement trahi cette déclaration en voulant la faire signer au rabais. Donc, loin de ce que votre journal a fait dire par un pseudo membre de la communication de l’UDC qui n’existe nulle part, il s’agit ici du non-respect de la parole donnée par les autres leaders initiateurs de la déclaration commune.

Nous devons respecter la République.

 

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