Chantal Biya renforce la Haute-Sanaga dans la Lutte contre le sida

Le « vaccin social », son programme de sensibilisation contre la maladie mené par le CIRCB lancé à Nanga-Eboko. Un centre multimédia a également été ouvert.

« Utilisez systématiquement les préservatifs en cas de rapports sexuels occasionnels». Samedi, en clôturant trois jours de sensibilisation sur le sida à Nanga-Eboko, département de la Haute-Sanaga, le Pr. Alexis Ndjolo, directeur du Centre international de référence Chantal Biya (CIRCB) s’est mué en pair-éducateur, pour donner les armes de lutte contre le sida aux jeunes et adultes. « Il faut connaître son statut sérologique. C’est important. Les personnes infectées sont mises sous traitement gratuitement. Si l’on n’est pas porteur du virus, il faut préserver ce statut en adoptant des comportements responsables. Car le sida se transmet à 90% des cas, à travers les rapports sexuels non-protégés», a-t-il insisté, face à une assemblée tout ouïe, à la maison du parti de la ville, hôte de l’évènement.

C’est que, avec un taux de prévalence de 6,3%, alors que le chiffre national est de 4,3%, le département de la Haute-Sanaga est l’un des plus touchés par cette pandémie, dans la région du Centre. Raison pour laquelle, le « Vaccin social », programme de sensibilisation sur les IST-VIH/sida initié par la première dame du Cameroun, Chantal Biya et mené par le CIRCB, en collaboration avec l’Unesco et les ministères de l’Education de base et des Postes et Télécommunications, y a pris ses quartiers du 11 au 13 juin dernier. Des enseignants ont été outillés à la lutte contre le sida vendredi, et avec le directeur du CIRCB samedi, jeunes et adultes ont fait le tour de la maladie. Des moyens de transmission, à la prévention en  passant par les facteurs de propagation du sida, le Pr. Alexis Ndjolo leur a donné des astuces. « Une mère séropositive qui ignore son statut peut transmettre le sida à son enfant pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement. 50% des enfants atteints du virus meurent avant l’âge de 2 ans. Pour avoir des enfants bien portants, chaque femme en âge de procréer doit se faire dépister», a martelé le directeur. Aux personnels médicaux, il a conseillé de tester le sang avant toute transfusion.

Au-delà de ce volet informations utiles, le programme n’est pas venu les mains vides. Les responsables ont distribué des manuels aux élèves, pour les aider à adopter des valeurs positives. Et le livre de l’enseignant, lui, permettra aux pédagogues d’insérer dans les programmes scolaires, des connaissances de base sur la lutte contre les IST/sida. Cette cérémonie qui se déroulait en présence de Rose Jaji Mbah, coordinatrice générale du programme et coordonnatrice des actions de la première dame dans le secteur de l’éducation, a été clôturée, par l’inauguration du Centre multimédia vidéoconférence, offert à la ville par la première dame du Cameroun. Logé à l’Ecole publique Les champions et relié au CIRCB, il permettra aux populations d’être bien informées sur la maladie. Deux évènements présidés par  le préfet de la Haute-Sanaga, Albert Nanga Dang, en présence de plusieurs personnalités et des élites de la Haute-Sanaga.

Le « vaccin social » a été lancé en 2009. Huit des dix régions du Cameroun ont déjà été touchées par ce programme. Après Nanga-Eboko la semaine dernière, d’autres villes suivront.