Chantal Biya Offre Des Tricycles Aux Handicapés De Mozogo :

32 personnes handicapées moteur, tous de l’association des personnes handicapées moteur de Mozogo, dans l’arrondissement du Myo-Moskota, ont recu ce 30 mai 2015, un don spécial de la fondation Chantal Biya (FCB). La cérémonie qui était organisée à l’initiative d’Amada Boukar, responsable de cette association et élite de la localité, s’est déroulée à l’esplanade du lamidat de Mozogo en présence du souspréfet de l’arrondissement du Mayo-Moskota, Ouhe Kolandi. La cérémonie a donné l’occasion aux populations, après la célébration de la fête de l’unité nationale, de revivre des moments de joie dans une localité en proie aux exactions de la secte Boko Haram.

«C’est comme si nous ne vivions plus. La vie manquait de goût avec les différentes épreuves que connaît notre localité avec Boko Haram. Et dans ces moments difficiles et particuliers, quelqu’un qui pense à vous, est celui qui vous aime. On ne saurait quel mot utilisé pour remercier la Fondation Chantal Biya et notre grand-frère Amada qui a pensé que, nous, personnes handicapées pouvons aussi bénéficier d’égard de la nation», a indiqué un bénéficiaire d’un tricycle. Les dons de la FCB étaient constitués des fauteuils roulants, des pièces de pagne, des fournitures scolaires et du matériel divers pour l’amélioration de leur condition sociale. Car, à en croire leur porteparole, ce geste témoigne de la solidarité et de la sollicitude de toute la nation à leur cause. «La personne handicapée, loin d’être un éternel plaintif qui demande toujours, apporte sa contribution à la construction du pays. Votre geste constitue un acte d’humanisme à notre endroit et nous en sommes profondément sensibles». a indiqué Alhadji Mahama Abba, porte-parole des bénéficiaires et non moins secrétaire général de l’Association des personnes handicapées moteur de Mozogo.

Amada Boukar a saisi l’opportunité pour signaler à tous qu’il faut toujours avoir présent à l’esprit que la personne handicapée est une personne à part entière et non une personne entièrement à part. «Et comme tel, elle a besoin de notre accompagnement et encadrement, mais non de l’assistance perpétuelle. Ce sont des personnes fragiles certes, mais qui ont besoin de servir leur pays. Et pour cela, elles doivent être traitées avec beaucoup d’égard, de respect et de considération», a-t-il souligné.