Championnats camerounais : Six mois perdus pour rien

L’engouement observé le 2 février à l’ouverture des compétitions Ligue 1 et 2 , a démontré que joueurs et spectateurs ont durement souffert de l’égo des présidents de clubs et des dirigeants de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC).

Un stade militaire de Yaoundé débordé. Incapable d’offrir le confort de ses sièges aux milliers des supporters et spectateurs venus vivre l’ouverture de la saison 2018-2019. Faute de places assises, beaucoup ont regardé les deux matchs à l’affiche (90min × 2) sur leurs deux jambes. Donnant toutefois de la voix pour porter leurs équipes à la victoire.

Action – réaction sur l’air de jeu, les joueurs, particulièrement motivés à l’idée de renouer avec les stades, ont servi deux rencontres alléchantes au public, qui visiblement en est sorti satisfait .

A la tribune d’honneur, les poignées de mains et accolades entre acteurs du blocus, ennemis d’hier, amenaient à se demander : à qui profite la longue guéguerre ? Lors des deux matchs, on les a très souvent vus sauter de joie ou d’amertume devant les belles phases de jeu, et les actions manquées par les différentes équipes .

Il s’affichait tout aussi sur leurs visages la joie de retourner dans les stades. Eux qui les avaient malheureusement déporté dans les bureaux et studios de radios pour des discussions interminables sous fond d’invectives, par le biais des mercenaires recrutés pour le sale boulot .

Une source à la direction du stade confie que l’ouverture de saison ( Canon de Yaoundé 1 Panthère de Bangangté 0, Éding Sport 0 Young Sport 1 ) a généré près de deux millions de FCFA de recettes d’entrée. Une somme qui sera reversée aux différents ayant droits. En espérant que le public répondra aussi présent pour la suite des compétitions Ligue 1et 2. Qu’il n’attende pas d’être dédommagé pour le préjudice subi pendant les six derniers mois.

Par Christian Djimadeu, journaliste