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C’EST VOTRE HISTOIRE…ET VOUS DEVEZ LA CONNAITRE

C’EST VOTRE HISTOIRE…ET VOUS DEVEZ LA CONNAITRE

AU COURS DE CETTE INTERVIEW, ALBERT DZONGANG QUE J’AI REÇU À PLUSIEURS REPRISES DANS LE CADRE DE L’ÉMISSION « ENTRETIEN » REVIENT SUR LA GESTION FU FAMEUX ARGENT DU COUP DE CŒUR DU MONDIAL 94 DESTINÉ AUX LIONS INDOMPTABLES, DE L’ANCIEN SG DU RDPC CHARLES DOUMBA, ET DE SES DÉBUTS EN POLITIQUE

1. A quel moment commencez-vous à vous intéressez à la politique ?

J’ai vécu les difficultés de mon père dans l’Upc chassé et persécuté. Il présidait l’Upc et ma mère de l’Udefec. Je me suis toujours gardé de faire la politique, mais à mon retour au Cameroun je travaille normalement jusqu’à l’arrivée de Paul Biya en 1982, qui prône le renouveau. Fier de laisser le régime d’Ahidjo, j’adhère à la cellule de base en 1985 puis la sous section et la section Rdpc

2. Comment avez-vous réussi à vous y installer aussi vite car vous devenez très populaire quelques années après ?

En 1985, dès son début, le nouveau RDPC, les gens se regroupaient en tribu ou famille au sein desquels était choisit un représentant pour un poste. Je vais donc chez Kadji, je demandais à être copté comme secrétaire, poste qu’on ne m’accorde pas, ainsi je me regroupe avec Fampou, Foning, Ekindi. On allait directement rencontrer les électeurs afin de les convaincre. Nous avons réussi mais c’était le début des traitrises de la part de mes amis Foning et Ekindi. Ekindi qui a choisi à ma place notre adversaire Foko. Ce qu’on réfusé les présidents de sous section qui m’ont élu. Nous avons donc commencé à vivre dans la méfiance.

3. En 1990 survient les premiers soubresauts démocratiques ; avez-vous joué un rôle pour casser les contestations ?

Avant les contestations il y avait déjà un problème de renouvellement au sein du RDPC. Car commence à apparaitre les divisions tribales. A Douala les gens voyaient mal qu’un bamiléké soit président de section ceci n’étant pas officiellement interdit…

4. Avez-vous été battu ?

Non, j’ai été trahi à cause d’un stratagème du défunt gouverneur Luc LOE qui, ayant compris que j’étais imbattable à renverser l’ordre des élections malgré tout cela ceux de mon camps ont triomphé y compris moi-même. Ainsi nos adversaires : FAMPOU, MOUKOURI, MANGA BELL etc.…sont battus. Le gouverneur me trouvant indéniable convoque un deuxième tour au cours duquel je suis battu par EKINDI.et c’est donc le début de la contestation.

5. Comment réussissez-vous à vous faire élire comme postulant un titre de député ?

A l’époque le RDPC ne pouvait pas tricher et Douala n’était qu’une circonscription. J’ai refusé de me trouvé sur une même liste que certaine personne.je ne voulais être que tête de liste. On a trouvé un compromis étant donné que c’était une liste du Wouri, en premier figurait un nom Sawa et j’accepté être numéro deux. Cette année les élections ont été rudes et le RDPC n’a eu que deux élus voila comment TOBO EYOUM et moi on se retrouve à l’assemblée nationale.

6. Durant cette législature (1992-1997) avez-vous pu au moins déposer une proposition de loi ?

J’ai même fait pire ! je suis le seul député à avoir déposer 34 amendements lors de la constitution de 1996. J’avais combattu mon parti au point de créer une aile : « les rénovateurs fondamentalistes » disciples de Georges Ngango je me suis toujours gardé de faire la politique mais à mon retour au Cameroun je travaille normalement jusqu’à l’arrivée de Paul Biya en 1982 qui prône le renouveau fier de laisser le régime d’Ahidjo. J’adhère à la cellule de Basa en 1985 puis la sous section de la section RDPC.

7. En 1994 durant la coupe du monde , les populations font un don d’argent aux lions indomptables qui ne leurs parvient pas .les rumeurs disent que cet argent a été distribué aux députés pour qu’ils ne votent pas une loi .En –avez-vous reçu ?

Non, mes collègues oui

8. Pourquoi ?

J’ai découvert que l’argent circulait à l’assemblée en 1996, lorsque je suis rentré au village je suis allé chez le député KENGNE NGUIFFO où je m’aperçois qu’il ya tous les députés de l’ouest venus partager l’argent .L’un d’entre eux m’avoue que cet argent concerne le vote .Moi j’ai été mis à l’écart car on craignait que je le dise.

9. Avez –vous eu jadis l’occasion de rencontrer le président pour lui parler des problèmes au sein du parti ?

Oui je l’ai rencontré lorsqu’il est venu à l’ouest avant les élections de 1992.Je lui ai dit que je craignais qu’il ne gagne pas à l’ouest car les représentants étaient très peu sérieux, mais il ne me croyait pas.

10. Durant le congrès ordinaire du Rdpc de 1996, le président vous reçoit une nouvelle fois, pour quelle raison ?

Je suis tout simplement allé me plaindre de l’attitude que le secrétaire général du parti CHARLES DOUMBA a eu envers moi. Le président m’a révélé qu’il en avait marre de ses frasques. Je suis rentré dans la salle en étant sur qu’il le ferait partir Mais le président a arbitré en sa faveur voilà ce qui m’a poussé à quitter le parti.

11. Pourquoi avoir créé un nouveau parti alors que vous auriez pu milité dans l’un des partis existant ?

Parce qu’aujourd’hui je peux dire que des choses sans craindre d’être lapidé .Je connaissais et dénonçais beaucoup d’agissements au sein du parti.

12. Avez-vous eu peur pour votre vie ?

Non, c’est quand on a peur pour sa vie qu’on la perd .Je respecte tellement la vie des autres que Dieu épargnera la mienne.

13. Vous créez la dynamique pour la renaissance nationale et vous vous présentez le 12 octobre 1997 aux présidentielles .Sur quoi comptiez – vous ?

De tous les candidats j’étais le seul à publier mes biens, j’ai démontré ma maitrise de la politique, et j’étais le seul à avoir parcouru toutes les dix provinces ce que n’a même pas fait le président de la république. Que voulez vous de plus ?

14. Vous avez déclaré avoir perdu plus d’un milliard de francs ?

Un milliard ne représente rien ! Et en plus je ne peux pas vous dire ceux qui m’ont financé, demain je peux encore avoir besoin de financement.

15. Parlant de vos affaires, les journaux ont écrit que vous réclamez des centaines de millions à l’Etat ?

Oui, l’Etat me dois toujours de l’argent plus d’un milliard, en 1982, lorsqu’on décide de changer les plaques d’immatriculation des véhicules, j’avais gagné le marché, j’ai donc commandé de l’étranger des plaques. Mais le secrétaire générale à la présidence m’envoi une nouvelle qui disait que le président a dit d’attendre. Une attente qui s’est éternisée. J’ai donc porté plainte à l’Etat. J’ai eu gain de cause, on à condamner l’Etat à me payer environ 530 millions non dévalués.

16. Le quotidien « Cameroun tribune » dans son édition du 13 avril 2004 annonçait la saisie d’un immeuble vous appartenant. La BICEC exigeait de vous 29 039 366 F .

C’était un coup de mes ennemies il est ridicule qu’une banque qui réclame 29 millions vendre à ce prix là une maison valant 700 millions et la justice à prouver que je ne devais Pas à la banque.

17. Dans une lettre envoyée au président vous dites être victime d’une discrimination consistant à vous nuire de la part des hauts fonctionnaires ?

Oui j’ai même failli être nommé délégué du gouvernement mais à chaque fois j’ai été saboté. J’ai perdu mon travail d’expert et parfois on menaçait d’augmenter les impôts des sociétés, qui me donneraient du travail.

 

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