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C’EST VOTRE HISTOIRE ET…VOUS DEVEZ LA CONNAITRE

C’EST VOTRE HISTOIRE ET…VOUS DEVEZ LA CONNAITRE

LE CAPITAINE GUERANDI AURAIT ABATTU UN HÉLICOPTÉRE DE L’ARMÉE EN 2000

Dans les coulisses et avant le début de l’émission Cartes sur Table de ce mardi soir, j’ai eu une discussion dans la salle de maquillage de STV avec les journalistes Henriette EKWE et Ananie Rabier BINDZI à propos de la disparition du capitaine GUERANDI MBARA.

Au cours de ces discussions, ces deux doyens m’ont fait une révélation : LE CAPITAINE GUERANDI SE SERAIT VANTÉ DEVANT EUX À PLUSIEURS REPRISES D’ÊTRE À L’ORIGINE DU CRASH D’UN HÉLICOPTÉRE DE L’ARMÉE CAMEROUNAISE QUI ESCORTAIT CELUI DU PRÉSIDENT BIYA QUI SE RENDAIT À KOMÉ AU TCHAD À L’OCCASION DU LANCEMENT OFFICIEL DES TRAVAUX DE CONSTRUCTION DU PIPELINE TCHAD-CAMEROUN EN 2000.

Pour essayer de vous rappeler les faits, le 18 octobre 2000, l’hélicoptère de type Bell 206, chargé de la liaison air à l’état-major de l’armée camerounaise, ayant à son bord deux officiers de l’armée de l’air (le commandant Awambang Désiré et le sous-lieutenant Emakombo Zacharie) avait décollé de la base aérienne de Garoua afin d’escorter l’hélicoptère présidentiel. La mission initiale fut accomplie normalement. Parti de Komé à la fin de la cérémonie autour de 17h45, l’hélicoptère se dirigeait vers Garoua en suivant l’itinéraire tracé : Pala-Lomé-Momboré-Bibemi-Garoua. La capitale régionale du Nord Cameroun ne fut jamais atteinte…

La disparition de l’appareil avait donné lieu à des recherches infructueuses menées conjointement par les armées françaises, camerounaises, tchadiennes et centrafricaines.

Etant journaliste à Mutations j’avais suivi particulièrement cette affaire grâce à mon collègue de bureau Thierry NDONG qui habitait non loin de la famille de l’un des pilotes au quartier Anguissa à Yaoundé. Grâce à son aide j’avais pu entrer en contact avec la jeune fille ainée du commandant Awambang qui, en pleurs, était désespérée de ne plus pouvoir revoir le pilier de la famille vivant.

Six mois après, précisément au mois d’avril 2001, l’épave de l’appareil et les dépouilles des deux pilotes avaient été retrouvés. Selon les indications, c’est à une vingtaine de kilomètres de la frontière du côté tchadien que l’accident avait eu lieu.

Le 16 avril 2001, une cérémonie de réception des restes des pilotes avait été organisée sur la base aérienne 101 de Yaoundé sous la présidence du ministre de la Défense d’alors, Amadou ALI et en présence de la plupart des officiers supérieurs de l’armée camerounaise, des familles des victimes et d’autres personnalités civiles. Je me rappelle encore de la scène, avec la descente de l’avion militaire Hercule C130 transportant les restes des défunts du général Yakana en tenue de pilote.

Ce jour là, deux cercueils avaient été présentés à l’assistance. Mais en m’approchant de la soute du Hercule C-130, j’avais remarqué un troisième dissimulé sous la bâche. Remarquant ma curiosité, un officier m’avait conseillé de m’en tenir à la version officielle qui était celle de la disparition des deux pilotes… « Promesse » que je n’avais pas tenue. Mon article ayant relaté les faits tels que je les avais vécus.

AUX TERMES DES ENQUÊTES MENÉES, LA THÈSE DE L’ACCIDENT CLASSIQUE FUT RETENUE PAR AMADOU ALI

 

 

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