C’est toujours la grande effervescence dans les Agences de transport

Par train comme par bus ou car les départs n’ont pas été de tout repos le week-end dernier à Yaoundé.

A la gare voyageurs de Yaoundé de vendredi à samedi dernier, il y avait foule. Personne ne voulait louper le train de la rentrée scolaire. C’est qu’il faut arriver à destination avant le jour-J. Ici, la Camrail a pris des dispositions pour sa clientèle nombreuse en cette période dite « rouge ». Trois tentes sont dressées pour le confort des passagers qui achètent leurs billets tandis que de l’autre côté les passagers passent aux détecteurs de métaux et à la fouille avant l’embarquement dans les voitures. « Contrairement à ce qu’on pense, toutes les offres sont disponibles y compris celles de substitutions. Nous voulons amener nos clients à apprendre à planifier leur voyage », rassure Michel Ossock, directeur central Mobirail. Le compteur affiche 6000 voyageurs par jour sur l’ensemble du réseau. « Nous avons  une soixantaine de guichets sur l’ensemble du réseau ferroviaire, où les potentiels passagers peuvent se procurer les tickets de voyage », explique notre interlocuteur. Cette ruée vers le train s’explique par le fait que la fouille systématique contrairement aux bus et cars de transport, ne s’effectue qu’une fois au départ. « On gagne en temps et on est soumis une fois aux tracasseries de la fouille. Par route, par contre, les passagers descendent à chaque poste de contrôle et quand on est accompagné des enfants, c’est fatiguant même si c’est normal parce qu’on n’est à l’abri nulle part », confie Marie Ngo Nsongan, parent d’élèves. En couchette comme par Intercity, des mesures ont été prises pour optimiser le parc-voyageur.

Dans les agences de voyage, l’ambiance est identique. Difficile de se frayer un chemin. Passagers et bagages se confondent. Sur certains sacs ou valises, des parents ont étalé des couchettes de fortune pour les plus petits, le temps de monter à bord. Il faut se lever tôt pour espérer prendre le premier car. « Je suis à l’agence depuis 4 h. Les employés ont ouvert les portes devant moi. C’est pour éviter l’affluence. A partir de 10 h, ça devient compliqué. Il faudrait que les enfants puissent préparer leurs effets afin de démarrer d’un bon pied dans leurs établissements scolaires respectifs », explique un passager. Débordé, le personnel est obligé de procéder à la multiplication des voyages avec des numéros par véhicule. Pour plus de sérieux, chaque numéro de car est attribué aux passagers en fonction de l’arrivée pour éviter les querelles. « Nous sommes débordés et nous constatons que les gens attendent toujours la dernière minute pour voyager. Ils sont toujours surpris pourtant, il faut s’y prendre des semaines à l’avance pour éviter la grande affluence », déplore un chef d’agence.