C’est parti pour le Cameroon student challenge 2015!

La finale nationale de cette compétition aura lieu du 09 au 13 novembre 2015 à l’université de Dschang. Les candidatures attendues auprès de l’organisateur (OPEN), jusqu’au 26 août

La troisième édition du Cameroon student challenge (CSC) a débuté mercredi, 12 août. Les thématiques de la compétition ont été présentées au cours d’une conférence de presse donnée à Yaoundé par l’organisateur, l’l’Observatoire de la presse étrangère Et nationale(OPEN). C’était l’occasion pour Jessie Atogho Ekukole, porte-parole de l’Observatoire, de préciser que le CSC est une compétition universitaire du « savoir » et de l’ [« innovation »] ; dont le but est de détecter, de valoriser et de promouvoir les étudiants « brillants, talentueux et ingénieux ».

« Nous ne finançons pas les projets des finalistes, nous sommes des facilitateurs et nous les mettons en contact avec les partenaires intéressés par leurs projets. Mais nous leur décernons des primes et cette année elles iront jusqu’à 200.000 FCFA», a précisé Jessie Atogho Ekukole. Elle a par ailleurs invité les mairies à continuer de parrainer les groupes d’étudiants, comme cela a été le cas en 2014.

Innovations
La finale du Cameroon student challenge Dschang 2015 se tiendra du 09 au 13 novembre à l’université de Dschang. Elle mettra en compétition, pour chaque thématique, cinq équipes. A l’issue du CSC trois de ces concurrents seront retenus pour la qualité de leurs travaux.

Quatre innovations ont été apportées à la compétition Selon le coordonnateur du Cameroun student challenge, Thierry Nguionza. Il s’agit notamment d’une compétition des sciences appliquées et technologiques, et de l’implication des instituts privés d’enseignement supérieur. L’animation d’un village culturel est une autre innovation apportée dans la compétition. On y retrouvera des ateliers à l’instar de celui de L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle(OAPI). L’organisation se propose d’animer un atelier relatif à l’importance du brevet pour protéger la propriété intellectuelle.

 

Photo de famille de l’OPEN avec ses partenaires. Yaoundé, le 12 juillet 2015

Sciences appliquées et technologiques
La compétition des sciences appliquées et technologiques concerne les étudiants régulièrement inscrits en année licence au moins. Ils seront évaluer sur le thème 3G/4G, le Cloud…nouveaux challenges de la croissance économique : développement d’une application innovante sur les terminaux mobiles. Les équipes devront fournir pour prendre part au programme, un projet de création d’une application joint à un manuel d’utilisation et à son code source.« le code source est exigé pour s’assurer qu’il n’y a pas de duplication de code source. Il est uniquement connu par les membres du jury qui veillent à ce qu’il soit confidentiel. A la fin de la compétition il sera remi aux propriétaires », rassure Thierry Nguionza.

Hamidou Kone ,le représentant l’OAPI à la conférence de lancement du CSC, a indiqué, mercredi à Yaoundé, que le code source est protégé par le droit d’auteur dès sa création. Donc l’auteur peut à tout moment intenter une action en justice. « bien que les membres du jury soient des inventeurs, ils laissent derrière eux cette casquette et sont donc tenus à la confidentialité », a-t-il ajouté.

Sciences sociales et humaines
La compétition des sciences sociales et humaines est réservée aux étudiants de niveau master qui devront présenter un mémoire sur le thème culture et patrimoine : rôle et contribution pour la paix, le progrès et le rayonnement du continent africain. Les cinq meilleurs mémoires seront présentés à la finale.

Rodolphe TANGA étudiant à l’Ecole supérieure des sciences techniques de l’information et de la communication(ESSTIC) fait partie des lauréats du cameroon student challenge 2014. Il garde un heureux souvenir de cette édition à Yaoundé, où son équipe la commune de Yaoundé II avait occupé la deuxième place. [« Nous avons proposé au FEICOM de mettre en place une agence de notation des mairies (ANOM) pour promouvoir le sens du devoir bien fait ; et la formation des élus locaux dans le processus de décentralisation au Cameroun»], se rappelle ce lauréat.

Leur proposition a retenu l’attention de l’administration du FEICOM dont le porte- parole a précisé « des réflexions sont faites dans ce sens. De nouvelles idées sont attendues lors de cette nouvelle édition. Pour l’heure la compétition est ouverte, les équipes sont invitées à s’inscrire jusqu’au 26 août.