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Célestin Djamen lance l’opération «Code électoral pour tous»

Célestin Djamen lance l’opération «Code électoral pour tous»

Le secrétaire national aux Droits de l’Homme du Social Democratic Front estime que la réforme du code électoral reste l’unique solution pouvant favoriser l’alternance au Cameroun.

Le week-end dernier, Célestin Djamen, secrétaire national aux Droits de l’Homme au Social Democratic Front et par ailleurs Conseiller municipal de la Commune d’arrondissement de Douala 1er était à Bafoussam, capitale de la Région de l’Ouest pour lancer l’opération qu’il a baptisée « Code électoral pour tous ». L’opération a consisté pour l’homme politique de l’opposition et son équipe à sensibiliser les populations afin qu’elles se mobilisent pour réclamer une réforme du code électoral camerounais qu’il juge inique et cynique.  Célestin Djamen et ses hommes ont sillonné plusieurs quartiers et coins de rassemblement de la ville de Bafoussam. Dimanche, l’équipe s’est même rendue au Stade Omnisports de Kouékong afin de sensibiliser le public venu vivre la rencontre de la MTN Elite One entre le Racing de Bafoussam et UMS de Loum (3-2).   « Désormais l’opération « CODE ÉLECTORAL POUR TOUS » ne s’arrêtera plus même les illusionnistes rejoindront ce combat prioritaire, j’en ai la ferme conviction », a-t-il indiqué à la fin de cette première sortie. La prochaine étape est annoncée dans la région du Nord-Ouest.

La rue n’étant pas le théâtre approprié pour  ce combat qui doit normalement être mené à l’Assemblée nationale, beaucoup émettent des réserves sur l’efficacité de cette initiative menée par cette grande gueule du Social Democratic Front. Célestin Djamen justifie sa démarche. « Je pense qu’il faut définir la rue. La rue, c’est l’espace sacré du citoyen. Quand le peuple souverain, quand le peuple suprême a besoin de s’exprimer, c’est dans la rue qu’il le fait. Bien entendu, nos députés sont à l’assemblée pour légiférer, c’est-à-dire pour confectionner les lois, pour les amender, les discuter. Mais il se trouve que dans le contexte camerounais, la constitution de l’Assemblée nationale est une constitution  si j’ose le dire monocolore, c’est-à-dire que l’assemblée nationale au Cameroun est une assemblée obèse qui est faite d’une assemblée de députés acquis totalement à la cause du Gouvernement, le gouvernement a effectivement mis en place cette loi de 2012, à savoir ce code électoral inique et cynique et qui a également été rejeté par les partenaires du parti au pouvoir. » A-t-il réagi dans une sortie effectuée sur les antennes de Radio Equinoxe ce mardi matin.

Il s’agit selon lui de la suite d’un combat que le SDF a longtemps mené au sein de l’hémicycle sans succès. « Je réponds à ceux qui  l’ont oublié qu’à plusieurs reprises, le SDF a fait des amendements, des propositions de loi pas seulement sur la loi électorale mais sur d’autres lois également. Mais comme vous le savez bien, ce gouvernement n’entend faire passer que les projets de loi qui émane essentiellement de monsieur Paul Biya. Je ne suis pas en porte à faux avec mon parti, je suis dans la ligne des thèses toujours défendues en matière électorale par mon parti, à savoir ce mauvais code électoral mais aussi la majorité à dix huit ans, sur le bulletin unique etc… » Explique-t-il. Il se désolidarise des opérations lancées en vue d’une inscription massive sur les listes électorales estimant que le seul combat qui tienne reste et demeure celui en vue de l’obtention d’un code électoral consensuel « qui va gérer les élections au Cameroun pour des générations ».

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