Camions Américains immobilisés à Kousseri: il n’y a aucune arme à bord

Le communiqué de presse du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, parvenu à notre Rédaction

 

«Dans la soirée de samedi 27 mars 2017, treize camions affrétés par le gouvernement américain, en provenance de Ndjamena et à destination de Garoua, transitant par la ville frontalière de Kousseri, ont été immobilisés par les Douanes camerounaises assistées de nos forces de sécurité, pour un contrôle de routine.
Le préfet du département du Logone-et-Chari a mis sur pied une commission chargée de procéder à l’inventaire du matériel transporté.
Dans le respect de la souveraineté de notre pays et en application des règles et procédures en vigueur, les autorités américaines se sont volontairement prêtées à cette opération et ont parfaitement coopéré, pour que celle-ci se déroule dans les meilleures conditions de transparence et de sérénité.
Des investigations menées sur place, il ressort qu’aucune arme ou munition n’ont été trouvées dans les containers, en fait globalement constitués des effets suivants :
– Du matériel de couchage ;
– Des cabines de toilette ;
– Des kits de rations alimentaires et des boîtes de conserves ;
– Des câbles électriques et accessoires ;
– Des équipements et matériels de climatisation.
Le convoi reste pour l’instant stationné à Kousseri, en attendant l’aboutissement des formalités d’usage engagées par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique accréditée au Cameroun.
Contrairement à certaines rumeurs qui ont malheureusement circulé ces derniers jours, le chargement de ce convoi n’était constitué que de matériels divers.
Le gouvernement de la République du Cameroun apprécie à sa juste valeur le soutien précieux que lui apportent les Etats-Unis d’Amérique dans la lutte qu’il mène contre le groupe terroriste Boko Haram, et d’une manière générale, contre le terrorisme et l’extrémisme violent.
Le Cameroun reste déterminé à continuer d’œuvrer de concert avec la communauté internationale, à l’éradication totale du terrorisme à travers le monde ».
Yaoundé, le 5 avril 2017
(é) ISSA TCHIROMA BAKARY