Cameroun/Agro-alimentaire: Penka-Michel, fief de la tomate

Cette petite ville est reconnue comme l’une des mamelles nourricières du Cameroun. En saison pluvieuse, la tomate inonde différents marchés de l’arrondissement de Penka-Michel.

De Baloum à Balessing en passant par Bamendou et Bansoa, la culture et la commercialisation de ce fruit rouge attirent une bonne clientèle. 237online.com Ce mercredi 14 septembre 2016, jour du marché périodique et hebdomadaire dans la ville de Penka-Michel, les vendeurs de ce produit respectent ce rendez-vous d’échange commercial. Sur place, de nombreux vendeurs et revendeurs attentent les cageots de tomates des jardiniers. Voitures, motos et portes-tout sont mis à contribution pour l’écoulement des produits sur le marché. Les acheteurs inspectent les différentes entrées du marché afin d’être les premiers à s’accrocher sur les paniers de tomates. Acheter ce produit fort cultivé dans les bas-fonds de Bansoa est une véritable gymnastique pour les clients. Pour les acheteurs, ce produit est cher sur le marché actuellement. Solange Soh, revendeur trouve que « les jardiniers profitent de la rentrée scolaire pour monter les enchères afin de faire de bonnes affaires.

Pour un cageot super, nous sommes obligés de débourser entre 4500 et 5000frs selon la qualité des fruits », dit-il. Elle précise qu’il « n’y a pas de clients devant les comptoirs. La rentrée scolaire complique la situation des ménagères car désormais les foyers font plus d’économie afin de se libérer des dépenses liées à la scolarité des enfants ». Pour Joseph Tankeu, jardinier à Bansoa, « le prix de la tomate est fonction des intrants agricoles et de la main d’œuvre. Nous ne travaillons pas seuls. Nous nous faisons aider par les femmes que nous prenons chaque jour au carrefour Balessing à 2000frs la journée. Les prix se doivent aussi d’intégrer ces différents éléments. Sinon, nous ne trouverons pas notre compte car nous vivons de cette activité au quotidien ».

Acheter pour revendre
Sur ce marché, on remarque la présence des acheteurs d’origines diverses. Ils parcourent des kilomètres pour se ravitailler dans cette zone. On retrouve sur place, les clients venus de Dschang, Batcham et bien d’autres villages environnants. Les détaillants sur place font la queue pour acheter. Béatrice Wamba est classée dans cette dernière catégorie de personne. « Je suis au marché depuis 5h30 pour espérer avoir la marchandise que je dois revendre sur place en détail afin d’avoir un bénéfice significatif. Le reste sera vendu le jour du marché de ma localité. Les clients trouveront sur le comptoir les tas de 200frs, 500frs et le petit seau à 1000frs », accorde-t-elle. Solange Soh, revendeur en gros et en détail à Dschang, a fait de bonnes affaires malgré le prix. Elle a plus de 49 cageots à écouler dans la ville de Dschang. 237online.com Et ceci à moins de sept jours dans le but de revenir la semaine prochaine. Cependant, l’absence de moyens de transport appropriés reste la principale difficulté liée à cette activité qui prospère et génère de bénéfices pour les familles.