Cameroun : Yaoundé abrite un salon de l’automobile et de la sécurité routière du 29 novembre au 1er décembre 2017

L’évènement qui entend mettre tous les acteurs de la circulation routière que sont les pouvoirs publics, les transporteurs, les voyageurs, les piétons et les forces de sécurité sur une même table afin de diminuer significativement le nombre d’accidents et promouvoir un transport moderne au Cameroun, se tiendra à l’hôtel de ville de Yaoundé.Face à la presse hier vendredi 03 novembre 2017 à Yaoundé, Martial Manfred Missimikin, président exécutif de l’Ong Secouroute, et Narcisse Mouketey, coordonnateur général du Salon de l’automobile et de la sécurité routière (Saspro). L’objectif, était le Saspro qu’abritera l’hôtel de ville de Yaoundé, du 29 novembre au 1er décembre 2017. Une plateforme d’échanges et de rencontres qui aux dires des experts, arrive à point nommé au moment où, selon eux, le Cameroun fait face depuis plusieurs mois, à des accidents de circulation très fréquents et meurtriers.

Pour Martial Manfred Missimikin, le Saspro sera meublé de conférences-débats, d’ateliers de sensibilisation, de formations, de rencontres B2B. « Notre objectif est de réduire les accidents de moitié d’ici 2020. Il nous faut sortir de la triste statistique de 1200 morts par an, pour passer de 600 seulement. Et pour cela, des start-up qui contribuent à la limitation de vitesse, vont exposer », a-t-il fait savoir, avant de dire que toutes les agences de voyages ont été conviées au Saspro.

Des causes de cette multitude d’accidents routiers meurtriers, le président exécutif de Secouroute ne s’est pas voulu complaisant. « Il y a des causes lointaines aux accidents : les salaires modiques des chauffeurs à qui les promoteurs d’agences de transport exigent un nombre de navettes au-dessous des capacités humaines. Ces choses-là ne peuvent pas se régler pendant un contrôle routier ». Et de poursuivre : « Il faut renforcer la législation sur la sécurité routière. Le port de la ceinture de sécurité pourtant très important, reste facultatif. Il faut le rendre obligatoire. Il ne suffit pas de demander aux gens de rouler doucement. Il faut également que ces chauffeurs aient des voitures neuves. Les assureurs ont un rôle important à jouer durant ce salon. Car lorsqu’il y a moins d’accidents, eux aussi gagnent plus d’argent ».

Pour Narcisse Mouketey le coordonnateur général du Saspro, le rendez-vous du 29 novembre au 1er décembre 2017, valorisera le savoir-faire des concessionnaires automobiles du Cameroun. Ces derniers a-t-il affirmé, vont communiquer sur leurs innovations ; susciter l’utilisation des voitures neuves. Le Saspro entend favoriser les échanges entre banques, assureurs, et promoteurs de transports ; sensibiliser les usagers sur les dangers de la route ; l’entretien des véhicules, le respect des limitations de vitesse ; la conduite sans alcool ; l’éducation à la bonne conduite et à la signalétique et prévention routières.Et relativement aux accidents de la route que les promoteurs du Saspro imputent en partie à l’état vétuste des véhicules, ces derniers s’étonnent de ce que la loi interdisant l’entrée au Cameroun des voitures de plus de 10 ans, ne soit pas respectée. « A cause de la chasse aux recettes douanières, des voitures de 20 ans passent à la douane comme lettre à la poste », dira indigné Narcisse Mouketey.

Le Salon de l’automobile et de la sécurité routière qui arrive à bon moment, permettra aussi aux nombreux Camerounais ayant soutenu des thèses de Doctorat et autres Masters en Sécurité routière, de pouvoir présenter gratuitement leurs solutions au public. Eux qui ont toujours été butés par des problèmes financiers liés à la location des hôtels et autres exigences ressortissant au coût de la communication pour ce faire.