Cameroun : Velléités sécessionnistes , le Koung-Khi fait bloc

Les militants Rdpc de ce département ont réaffirmé leur soutien  vendredi dernier à Paul Biya, garant de l’unité et de la stabilité du Cameroun

 

Bravant la pluie qui a arrosé Bandjoun dans l’après-midi du 13 octobre 2017, les autorités traditionnelles et les militants Rdpc du Koung-Khi, ont afflué à la place des fêtes, pour dire non à la partition du Cameroun. C’était lors d’un meeting de soutien au président Paul Biya, chef de l’Etat, pour le maintien de la paix, la stabilité, l’indivisibilité et le développement du Cameroun. Madeleine Tchuinté, Secrétaire à la culture, à l’éducation et à l’environnement au Comité central du Rdpc, précise que cette mobilisation apporte le soutien du département du Koung-Khi au  président Paul Biya, engagé dans la résolution de la crise anglophone par le dialogue et les actes. Le député Albert Kouinche a présenté la ferveur patriotique des militants, comme le bras armé du chef de l’Etat pour maintenir la paix et reconquérir la stabilité du Cameroun chaque fois qu’elle sera menacée.
Henri Nono, président de la nouvelle section Rdpc Koung-Khi Sud, a insisté sur le fait que Paul Biya est un apôtre de la paix et « invite les frères du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à saisir la main tendue du chef de l’Etat pour un dialogue unitaire. » Georges Désiré Pouokam, chef supérieur Bayangam, s’est étonné de cette tentative de partition et a rappelé que la collaboration a toujours existé entre toutes les ethnies du Cameroun au-delà des barrières qu’apportent les langues étrangères. Le chef Bandjoun, le sénateur Honoré Djomo Kamga, a invité à la prise de conscience. Car, a-t-il précisé, « on ne peut tronquer ni négocier l’unité du Cameroun ».
Le Pr Médard Fogué, directeur de l’IUT Fotso Victor de Bandjoun a présenté les nombreux enseignants et étudiants qui viennent des régions anglophones et a précisé avec leur assentiment, qu’au-delà de leurs activités académiques, ils appliquent le vivre-ensemble avec les autres Camerounais et étrangers qui sont à Bandjoun. Avant la marche de soutien au chef de l’Etat et à l’unité du Cameroun, Madeleine Tchuinté, ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation, sonne le message de ralliement. « Le Koung-Khi dit non aux tentatives de désorganisation des institutions républicaines, à la violence, à la désunion, à la haine, non à la sécession. Oui au bilinguisme, au multiculturalisme, à l’unité dans la diversité, à la paix. ».