Cameroun, université des montagnes: 105 candidats à l’assaut du doctorat

Les lauréats de cette nouvelle cuvée de docteurs seront confrontés au difficile marché de l’emploi. Le jeune Lérel Pascal Nkeck est désormais docteur en médecine. L’étudiant des sciences de la santé à l’Université des montagnes (Udm) à Bangangté (région de l’Ouest) est au four et au moulin pour défendre le résultat de ses travaux de recherche.
C’est ainsi que dans une salle située dans l’enceinte du campus de Banekane, ce dernier, en une vingtaine de minutes, présente l’économie de sa thèse : «Fréquence et causes de la dyspnée aiguë à l’Hôpital Jamot de Yaoundé».

Et pour démontrer les fondements et les mouvements de cette «difficulté respiratoire», il ne lésine sur aucun effort. A l’aide d’un vidéo-projecteur, il ne voit pas le temps passer. En présence d’un jury présidé par le Pr. Ossondo, des questions fusent de partout, au point de susciter le doute chez le candidat. Les autres évaluateurs en font autant, notamment le Pr. Pefoura Yone, le Pr. Emmanuel Afane Ze et le Dr. Kuissu. Une séance houleuse de questions orales ayant permis au soutenant de se démarquer par la pertinence de ses réponses. Au bout du compte, le jury se retire pour délibérer. Le candidat est déclaré admis avec une note de 88/100, soit une moyenne de 17,5/20. Ce qui lui vaut une mention honorable avec les félicitations du jury.

Il est satisfait d’avoir bravé cette épreuve. Au cours de la session de juillet 2017 qui s’est achevée, ceux des filières pharmacie et chirurgie dentaire ont subi l’exercice similaire, avant d’être ovationnés à leur tour. Ils étaient 105 au total. «Ils ont choisi des sujets d’actualité, aussi divers que variés, liés à la santé publique et qui touchent au vécu quotidien des populations, ainsi que des patients dans des hôpitaux. Au regard de leurs performances, les candidats se sont bien défendus», apprécie le Pr Lazare Kaptué, président d’un jury.
Dans cette institution qu’il préside, on déplore surtout le fait que plusieurs filières (chirurgie dentaire et pharmacie) soient moins convoitées que la médecine lors du concours national. Certains candidats n’arrivent qu’à la dernière minute, lorsqu’ils ont été déclarés refusés. Toute chose qui trahit la règle du ratio.

En attendant, une fois arrivés en fin de formation du cycle doctoral, les heureux récipiendaires vont bientôt se bousculer sur le terrain, afin de se frayer un chemin dans une officine

© Quotidien Mutations : Par Robert Nkaké, à Bangangté