Cameroun : Une enseignante devant le Procureur pour exploitation illégale des biens de son concubin décédé

Le 15 juin dernier, elle a été présentée au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance du Mfoundi.

Laurentine M. enseignante de profession, sur une accusation d’abus de confiance aggravé, s’est retrouvée devant le Procureur de la République près le Tribunal de grande instance du Mfoundi, le 15 juin dernier. Outre l’accusation ci-dessus mentionnée, on lui reproche par ailleurs les faits de faux en écriture privée, rétention sans droits au préalable des ayants droit de feu Joseph Ndi «son amoureux décédé», précise le quotidien national Cameroon Tribune édition du 5 juillet 2016. Les plaignants de cette enseignante âgée de 49 ans sont les membres de la famille du défunt qui ont adressé leur plainte au Commandant de la brigade de recherche d’Emombo.

Les faits remontent au 14 septembre 2015. Ce jour correspond à la date de décès de Joseph Ndi qui était, selon le quotidien national, un fonctionnaire international à la retraite. «De source policière il entretenait de son vivant des rapports extraconjugaux avec Laurentine M. professeur des Lycées de l’enseignement général. Le défunt déstabilisé par le poids de la maladie lui aurait donné une procuration des mandats pour exploitation de ses comptes bancaires et la gestion de certains biens à l’instar des immeubles bâtis», rapporte le quotidien.

A en croire des sources proches de la famille, les enfants du défunt seraient tous en Occident. Et leur mère séparée de leur père se trouve actuellement au Village. Et Laurentine, après les obsèques du défunt, a continué de se servir de la procuration pour faire des retraits d’argent dont elle est la seule à connaître le montant. C’est donc de là que part la plainte déposée contre elle par la famille.

Pour se défendre, l’accusée a déclaré au Tribunal avoir hérité du défunt la qualité d’exécuteur testamentaire de sa succession. Elle a par ailleurs dit veiller à la préservation des intérêts de ladite succession conformément aux volontés du défunt. Ayant refusé de signer le procès-verbal à la fin des confrontations, elle a été transférée au parquet pour que lumière soit faite sur cette affaire.