Cameroun: Une créature de Iya Mohamed pour diriger la Fécafoot ?

Après les élections dans les ligues régionales, tout semble présenter Tombi à Roko comme favori pour le poste de président de la fédération camerounaise de Football.

Les dix présidents des ligues sont acquis à la cause du secrétaire général candidat au scrutin du 28 septembre prochain Le 28 Septembre 2015 prochain pourra être l’épilogue de l’interminable crise de la fédération camerounaise de Football. Depuis le départ de Iya Mohamed qui séjourne à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé et qui vient d’écoper d’un emprisonnement de 15ans de prison ferme, la fédération camerounaise de Football n’a pas connu de président. Depuis plus de deux années, l’instance faitière du football camerounais brille plutôt par des tractations et des tiraillements. L’intervention de la fédération internationale de football association, Fifa, avait alors permis à Joseph Owona et ses pairs de revenir au devant de la scène après la mise en place du comité dit de normalisation dont la mission essentielle était le toilettage de quelques articles à problème du statut de la fécafoot qui mettaient en mal le déroulement serein des élections. La ratification de ces textes a pris deux ans alors que le mandat du départ de ce comité était de huit mois seulement. Après trois prolongations, la Fifa a dû utiliser les méthodes plus rudes pour que les choses puissent avancer avec célérité. On se souvient de l’ultimatum de la Fifa qui a récemment menacé de suspendre le Cameroun au cas où le dernier chronogramme n’était pas respecté. Depuis cette mise en garde, les choses semblent évoluer pour le mieux. Les parties prenantes ont dû taire les querelles pour prendre des décisions qui puissent faire avancer les choses.

Aujourd’hui, l’on attend plus que la date du 28 Septembre pour l’Assemblée générale aux fins d’élire celui-là qui aura la lourde mission de présider aux destinées du Football au pays de Roger Miler et de Samuel Eto’o. À quelques exceptions près, les élections dans les départements et dans les ligues régionales se sont déroulées sans anicroches. Ce qu’il faille juste remarquer, c’est que le secrétaire général Tombi à Roko Sidiki, candidat au poste de président qui est un pur produit de Iya Mohamed, est à 80% sûre de gagner les élections du 28 Septembre, puisque sept des dix présidents de ligues régionales sont acquis à sa cause. Toutefois, son élection ne saura être plus qu’une danse Bafia qu’on avance d’un pas et recule de deux pas, comme si on prenait les mêmes pour recommencer. Les commentaires au sujet de cette probable élection à la tête de la fédération alimentent les conversations dans les chaumières et la principale information c’est que tout le monde ou presque s’insurge contre cette manigance qui pourra à nouveau replonger le football camerounais dans l’impasse. Les uns et les autres semblent s’accorder sur la candidature du Lion indomptable Joseph Antoine Bell qui va malheureusement vivre cette élection comme spectateur puisque son dossier a été débouté par la commission électorale pour le compte du Littoral. Celui-ci réitère néanmoins sa candidature au poste de président de la Fécafoot contre vents et marrées.
Dans l’une de ses récentes sorties, l’ancienne gloire du football camerounais s’est voulu claire : ” Nous sommes dans un pays qui se veut démocratique. Ça veut donc dire qu’on devrait faire ce que la majorité demande. Or, nous avons tous entendu que si le public votait, il voterait pour Joseph Antoine Bell. Pourquoi les délégués eux, ne seraient pas comme le public ? Pourquoi n’êtes-vous pas comme le public ou pourquoi acceptez-vous qu’on vous présente comme des gens insouciants quant à l’intérêt commun ? Si le public pense que Joseph Antoine Bell mérite qu’on lui donne l’opportunité de servir, pourquoi allez-vous me le refuser parce que vous avez la responsabilité de voter ? “. Entretemps, Tombi continu à jouer au don juan, très calme dans son coin, attendant seulement le jour-j pour prendre le trône. Tel un chef désigné au Là’à kam attendant sa sortie. Ce qu’il faudra également remarquer c’est que Tombi à Roko Sidiki depuis le départ de Iya et l’arrivée du comité de normalisation est dans l’œil du cyclone, pour ne pas dire dans le viseur des autorités camerounaises. Il a été plusieurs fois été interpellé et interdit de sortie du territoire camerounais. De la matière à réflexion n’est ce pas ?