Cameroun: Un trafiquant d’organes humains condamné à vie à Dschang

L’homme est accusé de plusieurs crimes dans la Menoua, dont celui de deux étudiantes de l’université de Dschang.

Blessus Ashoumganya est en train d’être rattrapé par les crimes odieux qu’il avait ourdis dans la ville de Dschang. Auteur présumé de l’assassinat de deux étudiantes dans une mini-cité le 15 septembre 2013, cet homme âgé de 45 ans, est interpellé et écroué à la prison principale de Dschang le 29 septembre 2013. Dans ce pénitencier, d’autres prisonniers le dénoncent comme celui-là qui les avait engagés pour commettre les crimes qui leur valent leur incarcération. Notamment l’assassinat d’un certain André Ngadjong. Le 2 août 2013. En effet, ce sexagénaire, est retrouvé mort près de son domicile au lieu-dit «Travaux publics» au quartier Foto. Loin de commettre un simple crime, les assassins du sieur André Ngadjong mutilent certaines parties de son corps. Notamment la pomme d’Adam,  les yeux et les testicules. Les enquêtes ouvertes après la dénonciation de certains détenus, aboutiront à un procès qui a connu son épilogue il y a bientôt un mois. Et la justice n’a pas été tendre envers cet homme sans scrupule. Reconnu coupable de ce crime abject, il a été condamné à la prison à vie.
D’autres sentences encore attendues
Les malheurs de Blessus Ashoumganya ne vont pas s’arrêter là. Puisqu’il est également cité dans plusieurs autres affaires en rapport avec les crimes rituels à Dschang. Déjà, le 28 août 2015, comparaissant à nouveau dans le cadre d’une audience criminelle, pour l’assassinat le 15 septembre 2013 de deux étudiantes en marketing de l’université de Dschang, dont Armelle Nken Makemben, Blessus Ashoumganya risque une nouvelle lourde peine. Et le boulevard est grandement ouvert pour que cela soit; indique sinotables.com. Car son avocat a pris la poudre d’escampette depuis sa condamnation assortie de l’outrage à magistrat dans la première affaire.  Le 1er septembre dernier en effet, l’homme devait à nouveau se présenter devant le tribunal, mais l’affaire n’a pas été inscrite aux rôles.

Ces deux crimes qui pourraient l’enterrer
Le 2 Aout 2013, non loin de la délégation départementale des travaux publics pour la Menoua, un homme de retour d’un voyage à l’aurore découvre un corps inerte dans la broussaille. Il s’agit de celui du sieur  André Ngadjong, qui a visiblement été assommé à l’aide d’un gourdin, puis froidement égorgé. Ses assassins repartiront après avoir ôté certaines parties de son corps. Dans la foulée, l’enquête ouverte conduira  à l’arrestation de plusieurs  suspects. Certains ont fini par avouer que le commanditaire de ce crime était Blessus Ashoumganya qui exerçait comme chauffeur de camion pour couvrir sa véritable activité.
L’autre crime dans lequel Blessus Ashoumganya est inculpé est celui-là qui a mis le monde entier dans l’émoi. Le 15 septembre 2013 précisément, l’homme se rend chez une fille, Armelle Makemben que d’aucuns présentent comme son «deuxième bureau», dans une mini-cité située non loin de la paroisse st Augustin de Dschang. Diverses sources rapportent qu’avant de s’envoyer en l’air avec Armelle, le monsieur se transformait en serpent. Non sans avoir hypnotisé la fille. «Elle disait qu’elle se sentait subitement fatiguée lorsque le monsieur arrivait. Et ne se retrouvait que lorsqu’il avait fini de faire ce qu’il voulait sur elle», confie une source. Afin de comprendre ce qui se passait à l’arrivée de Blessus Ashoumganya, Armelle Makemben, lors de ce énième rendez-vous, fait appel à l’une de ses meilleures amies, prénommée Mary.
Celle-ci va se cacher à la douche. Peu après l’arrivée Blessus Ashoumganya, elle aurait constaté que son amie perdait subitement ses forces. Puis lorsque l’homme entama sa mue en serpent, prise de panique, Mary se mit à crier. Pendant qu’elle cherche à sortir, elle est rattrapée par le monsieur mi-homme, mi serpent. Juste après ces cris, le silence de cimetière qui suivra dans la maison, attirera l’attention des voisins. Ils accourent et frappent à la porte sans que l’on daigne les ouvrir. Le bailleur alerté, fait appel à son tour à la police et saisi un huissier de justice. Lorsque ceux-ci brisent la porte, ils font le triste constat des deux filles allongées raides mortes et gisant dans une mare de sang. L’auteur du crime qui s’était lui aussi poignardé pour échapper aux châtiments de la vindicte populaire, respire encore. Il sera malgré la colère exacerbée d’une foule furieuse qui voulait «l’envoyer en enfer», conduit à l’hôpital de district de santé de Dschang, sous forte escorte des forces de maintien de l’ordre. Soigné il est écroué à la prison principale de Dschang où, il sera dénoncé par des personnes qu’il aurait engagé dans sa salle activité.