Cameroun: Un officier de police retrouvé mort dans son bureau à Bertoua

Selon les proches du défunt, celui-ci souffrait de diabète.

Le corps sans vie de Matthieu Ngangoum, officier de police principal en service à la Délégation régionale à la sûreté nationale (Drsn) de l’Est, a été retrouvé dans son bureau le 15 septembre dernier. Selon Adamou Alioum, le délégué régional à la sûreté nationale pour l’Est, son collaborateur était un homme assidu au service. «Il était toujours parmi les premières personnes à arriver au travail à l’heure. Nous-nous rencontrions parfois sur les marches des escaliers qui conduisent vers mon bureau», regrette-t-il. Il ajoute par ailleurs que Matthieu Ngangoum ne paraissait pas malade mardi dernier. «Jusqu’aux environs d 10 heures, nous avons constaté que son bureau était toujours fermé. Ce qui est inhabituel lorsqu’il est là», explique le commissaire divisionnaire.
Selon son récit, après avoir essayé de le joindre en vain sur son téléphone portable, une équipe est allée dans son domicile au quartier Enia. Sans succès. C’est ainsi que les éléments de la police défoncent la porte de son bureau. «C’est ainsi que nous avons retrouvé le corps inerte de notre collègue allongé dans son bureau, son pantalon à moitié baissé», affirme l’un des policiers ayant pris part à cette opération.

En ce qui concerne les circonstances de cette mort, «le fait que le corps de la victime est été retrouvé dans une position de chute, peut être lié à une mort subite», affirme-t-on à la Drsn de l’Est. Surtout que «le médecin légiste requis pour la cause a remarqué des lésions au niveau de sa langue, comme si celle-ci avait été mâché par la victime avant qu’il ne rende l’âme». A la délégation régionale, nous apprenons également que «Ce n’est que dans son bureau qu’il arborait l’uniforme. Après le service, il se remettait en civil avant de retourner chez lui». Une façon d’affirmer qu’il a sûrement trouvé la mort au moment où il s’apprêtait à quitter son service lundi soir. A en croire d’autres sources proches de la victime, «l’officier de police principal, Matthieu Ngangoum, souffrait également du diabète». Son corps a été déposé à la morgue de l’Hôpital régional de Bertoua.
Toujours dans le même quartier, le 16 septembre 2015, un jeune homme d’environ 18 ans a été retrouvé pendu au quartier Enia. D’après les sources policières, le jeune homme d’obédience musulmane était inconnu des habitants dudit quartier et personne n’a pu dire avec exactitude les causes de sa mort.