CAMEROUN :: TROIS EX-HAUTS CADRES DE « LE BUS » SONT ACCUSÉS AU TCS DE DÉTOURNEMENT DE PLUS DE 300 MILLIONS

Arenda Lal Karsanhai (ex-DG), Samuel Anjoh Mboe (ex-Contrôleur financier) et André Fouda Fouda (n’ont jamais mis les pieds au Tribunal Criminel Spécial (TCS), pour répondre des faits de détournement de deniers publics de la somme de 330 millions de FCFA mis à leur charge.

Ceci ne va pas détourner le ministère des Finances (partie civile) de son objectif. Celui de convaincre le collège des juges de la culpabilité de ces trois ex-patrons de TIC Le Bus, la défunte compagnie de transport urbain de masse en fuite.

D’après l’hebdomadaire Kalara, Anjoh Mboe, est accusé d’avoir distrait 197,7 millions de FCFA. L’hebdomadaire du monde juridico-judiciaire note que l’ex-Contrôleur financier aurait perçu 18,7 millions de FCFA au titre des « avantages indus ». Il aurait fait des « décaissements sans justification » pour un montant de 7,6 millions de FCFA. Et n’aurait pas reversé des recettes à la caisse de TIC Le Bus d’un montant global de 171,4 millions de FCFA.

Ce n’est pas tout. Dans le cadre de cette procédure, « Samuel Anjoh Mboe répond de faits litigieux en coaction ou en complicité d’une part avec Arenda Lal Karsanhal, l’ex DG de Le Bus, André Fouda Fouda », ajoute Kalara.

Par exemple, en coaction avec l’ex-DG, il leur est reproché les faits d’un détournement présumé de la somme de 33,3 millions de FCFA. Ce montant, rapporte le journal, représente la pénalité infligée à la défunte compagnie de transport du fait du retard dans le paiement des cotisations sociales dues à la CNPS.

Les deux hommes sont aussi accusés d’avoir opéré des décaissements d’un montant de 7 millions de FCFA transféré dans la caisse courante « sans indication de la dépense », et d’avoir effectué des dépenses d’un montant de 54,5 millions de FCFA sans objet avec l’objet social de l’entreprise.

Enfin, ajoute le journal, Samuel Anjoh Mboe aurait accordé à son Directeur général des avantages salariaux indus à hauteur d’environ 95 millions de FCFA, et à André Fouda Fouda, des « avantages illégaux » de 5,6 millions de FCFA. L’info claire et nette. Pour rappel, l’affaire naît à la suite d’un audit commandé par le Contrôle supérieur de l’Etat (CONSUPE). Et qui visait à éplucher les comptes de l’entreprise de transport urbain de masse, au cours de la période allant de 2005 à 2016.

Dans le capital de l’ex-société aujourd’hui mise en liquidation judiciaire l’Etat disposait d’une grande majorité du capital public. A travers des placements opérés via la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH), la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY), et la Chambre de commerce.