Cameroun – Transport: Le ras le bol des transporteurs tchadiens sur l’axe Ngaoundéré-N’djamena

La colère des transporteurs tchadiens est inhérente au prélèvement de la somme de 6000 Francs CFA par un groupement de syndicats.

Le groupement de syndicats en question est dirigé par Abdel Madjid Haggar et Garba Boulama. Selon le Quotidien Emergence du 1er août 2016, il exige  de percevoir une somme de 6 000 Francs CFA sur chaque camion à destination duTchad. Tous les transporteurs ou camionneurs venus se faire établir une Lettre Voiture Obligatoire (LVO) sont astreints à payer cette somme. Ce qui n’est pas du goût des responsables de l’agence régionale du Bureau National du FretTchadien (BNF). «Il est dit dans la convention que le BNF est l’unique organe chargé de collecter la redevance. Nous ne pouvons pas que des individus viennent s’installer et collecter de l’argent de manière indue. Non, la collecte de la redevance n’est pas du devoir des syndicats de transporteurs ou de camionneurs tchadiens», explique Abdel Hack.

Pour le groupement des syndicats en question, la somme de 6 000 Francs CFA représente leur part dans la répartition des 65% de quotas des marchandises à transporter vers le Tchad. D’après Abdel Madjid Haggar, l’un des responsables du groupement des syndicats, l’objectif du mouvement est de «faire appliquer une promesse du gouvernement».  Il s’agit selon ce responsable, de «percevoir 6 000 Francs CFA sur chaque camion qui charge dans les 65% appartenant aux transporteurs Tchadiens». Pour atteindre ces objectifs, le groupement des transporteurs a saisi le Ministre tchadien des infrastructures et des transports. Des équipes ont aussi été déployées à Douala et à Ngaoundéré. Garba Boulama, un autre membre du groupement des syndicats affirme déjà que leur mouvement est soutenu par le ministre et le Directeur Général du BNF.

De leur côté, les transporteurs et camionneurs dénoncent une manœuvre d’escroquerie voilée. Ils menacent de manifester leur colère si le mouvement du groupement des syndicats persiste. «Nous avons saisis les autorités camerounaises pour leur dire notre ras-le-bol face à cette arnaque organisée par un groupe de personnes qui veulent s’enrichir sur notre dos. Nous ne payerons aucun francs», clame Mahamat Saleh Mahamat, un transporteur tchadien. Malgré l’intervention du gouverneur de l’Adamaoua, la tension reste vive au siège de l’agence BNF.